miércoles, 31 de marzo de 2010

Se jeter à l'eau / Tirarse al agua 4ª parte Alicia Ortega (4ºESO)

Acudieron rápidamente a la India esperanzados. Pero lo que encontraron, a pesar de ser un gran descubrimiento, no les sirvió de gran ayuda, dado que el sistema de clonación era demasiado lento y enormemente caro. Además, en un análisis posterior, María se percató de que el agua que estaba siendo clonada no era lo suficientemente pura como para ser consumida sin peligro. No quedaba más remedio que encontrar otra solución. Y la situación estaba empezando a ser dramática ya que el único mar que quedaba en la Tierra iba a desaparecer en cuestión de meses. Ya no se trataba, pues, de racionalizar el consumo de agua, de cobrarla más cara o de multar a la gente. Todo eso ya no tenía sentido: el agua estaba desapareciendo por completo. Ni la inteligencia de María, ni la fuerza de Antonio, ni el valor de Shirley, ni la sabiduría de Yuki conseguirían detener la gran catástrofe mundial que se acercaba.
En poco tiempo la vegetación desapareció, la Tierra se convirtió poco a poco en un desierto, las temperaturas eran extremas. Todos los avances conseguidos hasta el momento, equipos electrónicos, satélites, fábricas... no servían para nada. Todo volvía a los orígenes más primitivos.
Y fue en ese momento cuando se agudizó más el ingenio. María se dio cuenta de que en el interior de la tierra quedaban raíces enterradas tan hondas que no se adivinaba hasta dónde podían llegar. De modo que los cuatro jóvenes pensaron que tal vez a niveles profundos, tan profundos que nadie había buscado todavía, podían quedar acuíferos. Transmitieron la idea de boca en boca para que, a su vez, más personas en distintos lugares hicieran lo mismo que ellos. Fue entonces, en el momento más crítico, cuando ya casi no quedaban esperanzas de supervivencia, cuando un equipo de buscadores de agua, en el valle más remoto del norte de China, encontró indicios de humedad en una sima que se hallaba al final de una enorme cueva. En aquel lugar se centraron todos los esfuerzos de los científicos con el fin de llegar a encontrar el preciado oro azul. Y., efectivamente, después de excavar durante meses, localizaron por fin grandes lagos, por debajo de los acuíferos ya consumidos hacía tiempo. Y descubrieron que había inmensas reservas de agua, grandes como océanos, a kilómetros de profundidad. La vida sobre la Tierra estaba salvada.
A partir de entonces la labor fue titánica. Tuvieron que comenzar a construir las nuevas ciudades del futuro en el interior de la tierra. Aprendieron a utilizar los rcursos naturales, dirigieron la luz solar al interior de las cuevas que a partir de enctonces serían su vivienda, construyeron métodos de ventilación para poder utilizar la energía eólica.
Transcurrido un año, la humanidad comenzó a tener esperanzas de sobrevivir, y se dieron cuenta de que los inteligentes no habían sido ellos, sino la Tierra que había guardado sus recursos en su interior. Decidieron llamar a la nueva época "Era 0" porque la vida en la Tierra había renacido.

Ils se rendirent en Inde, pleins d’espoir. Mais ce qu’ils y trouvèrent, bien que ce fût une grande découverte, ne leur fut pas d’une grande aide car le système de clonation de l’eau était trop lent et extrêmement cher. En outre, en analysant la situation, Marie se rendit compte que l’eau qui était clonée n’était pas suffisamment pure pour être consommée sans danger. Il ne restait plus qu’à trouver une autre solution. La situation commençait à être dramatique car la seule mer qui restait sur terre allait disparaître. Ce n’était plus qu’une question de mois. Il ne s’agissait donc plus de rationaliser la consommation de l’eau, de la faire payer plus cher ou de donner une amende aux gens. Tout cela n’avait plus de sens ; l’eau était en train de disparaître totalement. Ni l’intelligence de Marie, ni la force d’Antonio, ni le courage de Shirley, ni la sagesse de Yuki n’arriveraient à arrêter la catastrophe mondiale qui approchait.
En peu de temps, la végétation disparut, la terre se transforma peu à peu en un désert ; les températures étaient extrêmes. Toutes les avancées obtenues jusqu’alors, matériel électronique, satellites, usines …, ne servaient à rien. Tout retournait aux origines les plus primitives.

C’est à ce moment là que les quatre jeunes firent preuve d’une incroyable ingéniosité. Marie se rendit compte qu’à l’intérieur de la terre il restait des racines si profondément enterrées qu’il était difficile de savoir jusqu’où elles allaient. Ils se dirent donc qu’il y avait peut-être des nappes aquifères au cœur de la terre, si profonds que, jusqu’à présent, personne n’y avait cherché de l’eau. L’idée se transmit par le bouche à oreille pour qu’à leur tour davantage de personnes fassent comme eux. C’est alors que, au moment le plus critique, quand il ne restait presque plus d’espoir de survie, une équipe de chercheurs d’eau, dans la vallée la plus éloignée de Chine, trouva des traces d’humidité au fond d’un gouffre, dans une énorme grotte. Tous les efforts des scientifiques se centrèrent sur cet endroit dans le but de trouver le précieux or bleu. Et, en effet, après avoir creuser durant des mois, ils localisèrent enfin de grands lacs au-dessous des nappes aquifères taries depuis déjà longtemps. Ils découvrirent alors qu’à des kilomètres de profondeur, il y avait d’énormes réserves d’eau, aussi étendues que des océans. La vie sur terre était sauvée !


A partir de ce moment là, le travail fut titanesque. Ils durent commencer à construire les nouvelles villes du futur à l’intérieur de la terre. Ils apprirent à utiliser les ressources naturelles, ils dirigèrent les rayons solaires vers l’intérieur des grottes qui seraient désormais leurs demeures et construisirent des systèmes de ventilation pour pouvoir utiliser l’énergie éolienne. Après un an, l’espoir de survivre commença à grandir et les hommes se rendirent compte alors que ce n’était pas eux qui avaient fait preuve d’intelligence, mais la Terre, qui avait su garder ses ressources. On décida d’appeler cette nouvelle époque « l’ère 0 » parce que la vie sur Terre était née à nouveau.

martes, 2 de marzo de 2010

Le mystère de Kajaani/ El misterio de Kajaani

Le mystère de Kajaani
Adeline MARTY 207
El misterio de Kajaani
Melania VELAZCO 1° Bach


1
Cette forêt, d’un reflet changeant vert-émeraude et d’une fragilité féerique, aurait pu s’envoler comme l’oisillon qui abandonne le nid. Elle surplombait la vallée, tel un géant qui aurait posé son manteau avant de quitter ce monde, bien au-delà de l’imaginaire.
Au Nord-est de cette vallée, un grand lac s’était emparé des lieux. Le « Oulu » était d’un bleu profond et d’un calme insouciant.
La magie présente en ces lieux était en parfaite harmonie avec notre monde, personne ne s’en doutait…..
Une douce mélodie s’échappa d’une des berges, à l’opposé du village. Ce petit village de pêcheurs, Kajaani, était fait de maisons traditionnelles tout en bois sculpté, du chêne.
Les mélodies s’enchaînèrent, l’eau ne frissonna pas avec le vent glacial….
Une jeune-fille jouait de l’harmonica, assise sur un vieux tronc d’arbre ; elle jouait avec tristesse et beaucoup de mélancolie. D’une beauté éblouissante, cette jeune inconnue ressemblait à une reine : un visage fin, une douceur extrême, des yeux d’un vert si profond et envoûtant, …une peau blanche comme la neige, un nez fin et presque divin, une bouche d’un rouge vermeil et des cheveux, tels une crinière d’un noir éclatant…
Cette jeune-fille s’appelait Eira, elle était la fille d’un marin disparu mystérieusement il y a quelques années. Sa mère étant morte à sa naissance, elle n’avait plus personne et tous les villageois la prenaient pour une sorcière, car elle restait désespérément au bord du lac, attendant le retour de son père, ……détestée par toutes les jeunes-filles de son village, elle n’avait plus prononcé un seul mot depuis la disparition de son père.
Nous étions le 24ème jour du mois, le jour de la pleine lune, quand tout commença….
Eira avait décidé de rester au bord du lac pour attendre son père. Elle savait, elle le ressentait, il allait se passer quelque-chose, elle en était certaine….
Enchaînant les mélodies, toujours plus triste et mélancolique, elle attendait…
A 2h 30 du matin, alors qu’elle s’endormait, une chose arriva : une femme sortit de l’eau. Enfin, ce n’était pas une femme mais un elfe. L’elfe s’approcha doucement et lui chuchota à l’oreille : « Cela fait si longtemps maintenant, …que tu es belle… ! »
Eira aurait voulu la regarder mais ses paupières s’alourdissaient. Elle put dire dans un murmure :
- « Qui êtes-vous ?
- « Je suis ta mère, Eira…. »
Eira avait-elle entendu cette dernière phrase ? Elle s’endormit d’un sommeil profond, rempli de rêves merveilleux……..

2
Quand Eira s’éveilla, elle était complètement désorientée, elle regarda à droite et à gauche et ne reconnaissait rien de ce qu’elle voyait… En entrouvrant les yeux elle reconnut au fond de la chambre la femme qu’elle avait vue. avant de s’endormir, elle se confondait presque avec les murs blancs.
Elle ne se rappelait pas très bien d’elle et c’est pour cela qu’elle l’examina avec attention sans parvenir à croire ce que cette femme lui avait dit avant qu’elle ne sombre définitivement dans le sommeil : l’elfe avait une peau aussi blanche que la neige, comme celle de Eira, ses lèvres était d’un tel rouge qu’elles rehaussaient divinement sur son pâle visage et sa noire chevelure, longue et soyeuse comme celle de Eira. Leurs traits étaient étonnement semblables …
Lorsque l’elfe se rendit compte que Eira la regardait et qu’elle n’était plus endormie, elle s’approcha d’elle et lui dit d’une voix douce et mélodieuse :
-« Eira, ma chérie tu es enfin réveillée ? »
-« Oui, mais qui es-tu ?
-« Je suis ta mère Eira. Je sais que c’est difficile à croire après tout ce temps passé, mais si tu me laisses la chance de te raconter ce qui est arrivé, je t’expliquerai ».
-« Entendu, mais d’abord dis-moi où suis-je ? »
-« Bien sûr j’avais oublié que tu ne pouvais reconnaître cet endroit, la dernière fois que tu étais ici, c’est lorsque tu es venue au monde et il est normal que tu ne t’en souviennes pas. Nous sommes dans le palais de la reine Bellia, au fond du lac. »
-« Au fond du lac ? Comment cela est-il possible ? J’imagine bien que c’est normal pour vous les elfes. Qui est cette reine ?
-«Cette reine c’est moi, ma chérie et toi tu vas me succéder, à condition que tu le veuilles et que tu sois d’accord avec tout ce que je dois t’expliquer. A moins que tu ne souhaites ne rien savoir de ce monde je te renverrai dans celui que tu connaissais. Es-tu disposée à entendre mon histoire ?
-« Oui bien sûr, mmm...Bellia. »
-« Et bien écoute-moi attentivement Eira. Il y a 18 ans de cela j’ai connu ton père lors d’une de mes sorties dans ton monde, il était dans le port et attachait des cordages, dès que je l’ai vu je suis tombée amoureuse de lui, je me suis glissée à ses côtés en essayant de ne pas attirer son attention car l’amour entre les elfes et les humains n’était pas autorisé dans notre monde. A cette époque je n’étais pas reine, je n’avais pas l’âge et ma protectrice régnait à ma place puisque mes parents étaient morts

Au moment où je passais derrière ton père il s’est retourné et lui aussi m’a vue. Il est tombé immédiatement amoureux de moi mais je savais que ce qui nous arrivait était impossible. Cependant l’amour que nous éprouvions l’un pour l’autre était suffisamment fort pour que tous les deux nous puissions lutter. Et au milieu de cette lutte nous t’avons conçue, les plus hauts dignitaires du royaume se sont réunis et ont décidé que je pouvais te garder à la condition de te laisser vivre dans le monde d’en haut avec ton père. J’ai accepté car par-dessus, tout je voulais que tu voies le jour. Lorsque je t’ai mis au monde ils ne m’ont laissé te voir que quelques heures, le temps qu’ils jugeaient suffisant pour te dire au revoir et pour que tu m’oublies. Ton père t’a emmenée avec lui et s’est occupé de toi comme personne d’autre ne pouvait le faire. Tu dois te demander pourquoi je ne suis pas allée te chercher lorsque que ton père a disparu en mer ? En fait personne ne me l’avait dit. Ce sont mes sujets qui me donnent des informations sur toi, mais une fois j’ai décidé de te surveiller moi-même et j’ai vu que tu étais seule, que ton père avait disparu. Alors, je me suis fâchée et j’ai banni tous ceux qui avaient été impliqués dans ce plan qui consistait à me cacher ta solitude et ta tristesse. Je suis sortie du lac et je t’ai recueillie.
Tu as toujours dû te demander pourquoi tu es si différente des autres jeunes filles du village, l’explication c’est que tu es à moitié elfe et à moitié humaine comme tu l’as deviné, mais cela ne s’était jamais produit et la prophétie dit que la première fille d’un elfe et d’un humain sera la personne la plus belle de tous les temps et ce sera celle qui régnera sur le monde des elfes pour toujours.
Cette personne, c’est toi, et c’est toi qui as le pouvoir de décider. Bien sûr tu peux retourner dans ton monde si tel est ton souhait, mais ici tu pourras être avec moi, nous rattraperons le temps perdu et je te montrerai tout ce que tu ignores de ce monde. Si ton père revient un jour, il pourra venir vivre avec nous si tu le souhaites puisque tu seras un jour la reine et ce sera toi qui dicteras les lois. »
Maintenant Eira, ma chérie, dis-moi, que veux-tu faire ?

3
Eira s'assit et réfléchit : c’était la première fois qu'un de ces rêves pouvait se réaliser ! Elle regarda sa mère avec une telle intensité que toute la pièce se fit silencieuse, et répondit : « oui, je reste, mais promets moi,que je pourrais rechercher mon père... »
oui, je te le promets, c'est vrai que cette disparition et très étrange...mais je voudrais que tu restes, on 'a tellement de temps à rattraper...viens. »
Eira découvrit un royaume qui ne ressemblait aucunement à son monde:
les habitants ressemblaient tous à Eira, mais sa beauté était telle que personne n'était aussi belle qu'elle... les habitants vivaient sous le lac, dans des maisons souterraines taillées à la main et ornées d’une fresque des anciens temps. La ville était établie de façon hiérarchique : les riches à la surface, les personnes aisées ensuite et les pauvres au plus profond de la terre...

Eira apprit les chants, les histoires et autres activités relatives à l'enseignement d'une princesse. Eira n'était plus renfermée sur elle-même, plus rien ne l'empêchait de parler, ni de sortir de chez elle. Toutes ces choses là étaient effacées...Eira était libre.
Bellia, pensant que sa fille était prête pour partir à la recherche de son père dans ce monde et dans l’autre, fit préparer une escorte
Le jour du départ, la reine Bellia fit un discours, pendant que Eira et ses compagnons traversaient la rue principale, pour sortir du royaume, applaudis par la foule. Quand ils traversèrent la grande porte, ils entendirent la reine Bellia prononcer cette dernière phrase, d'une voix douce mais forte : "Je souhaite et espère de tout mon coeur que votre quête aboutisse. Bonne chance..."
Eira n'entendit pas la fin, mais les paroles de sa mère lui réchauffa le coeur...
"Maman compte sur moi pour retrouver papa, il ne faut pas que je la déçoive..."
Après une journée, les équipes se séparèrent, Eira suivit le général, ainsi que deux autres soldats. Après une vingtaine de kilomètres, le paysage changea. Ils entrèrent dans une sorte de nuages noirs, ils ne voyaient pas à plus de trois mètres autour d'eux. Ils durent rebrousser chemin car il n'y avait aucun moyen de respirer sous l'eau
Le général cria : " Où êtes vous?"
- Nous sommes là, dit Eira toussant pour reprendre son souffle...il va falloir passer au travers...ceux qui veulent s'en aller, partez maintenant..." Un homme partit. Eira, le général et le dernier soldat passèrent cette nuée obscure et crurent que chaque minute durait des heures, avant d'arriver au bout de ce nuage...
Là ils découvrirent un paysage de dévastation, le sol n'était plus blanc, mais d'un noir profond et sans limites, les plantes sous-marines n'étaient plus que branches mortes. Le groupe inspecta le moindre recoin à la recherche d'un être vivant, … mais... ils étaient tous morts et flottaient au fil de l'eau. Il n’y avait aucun signe de vie...Seul le néant s'offrait à leurs yeux. Arrivés à la frontière des deux mondes, Eira retourna dans le monde qu'elle avait toujours connu...





1
Este bosque, de un reflejo cambiante verde esmeralda y de una fragilidad mágica, habría podido alzar el vuelo como el pajarillo que abandona el nido. Dominaba el valle como si un gigante hubiese dejado su abrigo antes de irse de este mundo, más allá de lo imaginario.Al Noreste del valle, un gran lago se había apoderado del lugar. El “Oulu” era de un azul profundo y de una calma despreocupada.La magia presente en estos lugares estaba en perfecta armonía con nuestro mundo, nadie lo ponía en duda…Una suave melodía se escapó de una de las orillas, del lado opuesto al pueblo. Este pequeño pueblo de pescadores, Kajaani, se conformaba de casas tradicionales en madera de roble tallada.Una joven tocaba la harmónica, sentada sobre un viejo tronco de árbol; tocaba con tristeza y mucha melancolía. De una belleza deslumbrante, esta joven desconocida se asemejaba a una reina: cara fina, de una suavidad extrema, ojos de un verde profundo y hechizante… una piel blanca como la nieve, nariz fina y casi divina, boca de un rojo bermejo y cabello, como crines de un negro brillante…Esta joven se llamaba Eira, era la hija de un marinero desaparecido misteriosamente hacía algunos años. Su madre murió cuando ella nació, Eira no tenía más familia y todos los vecinos la tomaban por una bruja, ya que permanecía desesperadamente al borde del lago, esperando la vuelta de su padre… Odiada por todas las jóvenes de su pueblo, ella no había pronunciado ni una palabra desde la desaparición de su padreEra el día 24 del mes, día de luna llena, cuando todo comenzó…Eira había decidido permanecer en el borde del lago para esperar a su padre. Sabía, lo sentía, que iba a pasar algo, estaba segura… Empalmando melodías, cada vez más triste y melancólica, esperaba… A las 2:30h de la mañana, cuando s estaba quedando dormida, ocurrió algo: una mujer salió del agua. No era una mujer sino un elfo. La elfo se le acercó suavemente y le susurró al oído: “¡Cuánto tiempo hace… ¡qué hermosa eres…!”Eira habría querido observarla pero sus párpados le pesaban. Pudo decir en un murmullo:-“¿Quién eres?”- “Soy tu madre, Eira… “¿Eira había oído esta última frase? Ella se durmió en sueño profundo, lleno de sueños maravillosos…








2
Cuando Eira se despertó estaba totalmente desorientada, miro a derecha e izquierda y no reconoció nada de lo que vio… Al entornar la vista reconoció en el fondo de la habitación a la mujer que había visto antes de dormirse, casi confundida con las blancas paredes.Ella no la recordaba muy bien por lo que la examinó detenidamente sin llegar a creer en lo que aquella mujer la había dicho antes de quedarse definitivamente dormida: la elfo tenía una piel casi tan blanca como la nieve, al igual que Eira, sus labios eran de un tono tan rojo que destacaban de forma gloriosa sobre su pálido rostro y su negro cabello, largo y sedoso como el de Eira. Sus rasgos eran impresionantemente parecidos…Cuando la elfo se percató de que Eira la estaba mirando y de que ya no dormía se acercó a ella y la dijo con una suave y melodiosa voz:-“Eira, ¿ya estás despierta, cariño?”-“Sí, ¿pero quién eres?”-“Soy tu madre Eira. Sé que es difícil de creer después de todo el tiempo que ha pasado, pero si me das una oportunidad para contarte lo que pasó te lo explicaré”.-“De acuerdo, pero primero, ¿dónde se supone que estoy?”-“Ah sí, se me olvidó que no reconocerías este lugar, la última vez que estuviste aquí acababas de nacer y es normal que no te acuerdes. Estamos en el palacio de la reina Bellia, en el fondo del lago.”-“¿En el fondo del lago? ¿Cómo es eso posible? Bueno… supongo que es normal tratándose de elfos. ¿Quién es esa reina?”-“Esa reina soy yo, mi vida, y tú eres mi sucesora, siempre y cuando quieras y estés de acuerdo con todo lo que te tengo que explicar. Aunque si no quieres saber nada de este mundo te devolveré al mundo que conocías. ¿Estás dispuesta a escuchar mi historia?”-Sí claro, mmm… Bellia.-“Bien Eira, pues escucha atentamente.Hace 18 años conocí a tu padre en una de las veces que pude salir a tu mundo, él estaba en el puerto atando cabos, en cuanto lo vi me enamoré de él, me deslicé a su lado intentando no llamar su atención puesto que el amor entre elfos y humanos no se permitía en nuestro mundo. Por ese entonces yo no era la reina, no tenía la edad suficiente y mi cuidadora reinaba en mi lugar puesto que mis padres habían muerto.



Cuando estaba pasando por detrás de tu padre él se giró y me vio, también se enamoró de mi en cuanto me vio pero yo sabía que eso no podía pasar, sin embargo el amor que sentíamos el uno por el otro era lo suficientemente fuerte como para que ambos luchásemos por él. Y en medio de ésta lucha te concebimos a ti, los más altos cargos del reino se reunieron y decidieron que yo te podría tener siempre y cuando te dejase vivir en el mundo de arriba con tu padre, yo acepté puesto que por encima de todo quería que tu nacieras. Cuando te di a luz solo me dejaron verte durante unas horas, lo que ellos consideraron suficiente para que yo me despidiera de ti y que tu no me recordaras. Tu padre te llevó con él y te cuidó como nadie más lo podría haber hecho.Te preguntarás por qué no fui a por ti cuando tu padre desapareció en la mar, la verdad es que nadie me informo de ese hecho. Mis criados son los que me informan de cómo estabas tú, pero una vez me decidí a vigilarte por mi misma y vi que estabas sola, que tu padre había desaparecido, entonces enfurecí y desterré a todos los que habían estado involucrados en el plan de ocultarme que estabas sola y triste, salí del lago y te recogí.Siempre te habrás preguntado por qué eres tan diferente a las demás jóvenes del pueblo, la explicación está en que eres mitad elfo y mitad humana como habrás deducido, pero esto nunca había pasado y la profecía dice que la primera hija de un elfo y un humano será la persona más bella de todos los tiempos y la que reinará en el mundo de los elfos por siempre.Esa persona eres tú, y en tus manos está la decisión. Por supuesto, puedes volver a tu mundo si así lo deseas, pero aquí podrás estar conmigo, recuperaremos el tiempo perdido y te mostraré todo lo que no sabes sobre este mundo. Si algún día vuelve tu padre podrá venir a vivir con nosotros si así lo deseas puesto que tú serás algún día la reina y serás tú quien dicte las leyes.”Ahora Eira, cariño, dime, ¿Qué es lo que quieres hacer?”Melania VELASCO (1º Bachillerato)





3

lunes, 8 de febrero de 2010

Conte 8 "L'Intrépide " " La Intrépida" de Aline Busson, Pierre Garnier et / y Marcos Santamaría

L’intrépide
Première partie


Il était une fois au fin fond du Grand Bleu, un royaume immense: Jamais on n’avait vu un aussi grand espace dans toutes les eaux du monde. Il se situait dans la zone indéfinissable qui séparait l’Océan Atlantique de l’Océan Antarctique. Chaque espèce de l’Océan en parlait tout bas car ce royaume terrorisait: en effet, on disait qu’autre fois il était dirigé par Medusa, la plus belle et la plus puissante des méduses. Malheureusement, une troupe de menaçantes méduses s’était peu à peu développée et s’était emparée du pouvoir. Depuis lors, on n’avait plus entendu parler de cette reine. Les redoutables Tueuses se propageaient et envahissaient peu à peu l’Océan. On disait même que pour tuer, elles injectaient à leur proie un acide tellement puissant qu’il réduisait à néant toutes les capacités physiques et mentales et pouvait tuer n’importe quoi, même l plus gros des rorquals. Un autre problème s’ajoutait : le royaume se trouvait dans les eaux les plus glaciales et les plus profondes – les Tueuses y trouvaient paraît-il leur aise- ; or, depuis un certain moment, les eaux étaient de plus en plus froides et elles montaient a une grande vitesse. Ce phénomène inexplicable inquiétait beaucoup les animaux voisins du royaume, et tous se demandaient comment cela finirait.
Mais personne ne connaissait son existence, la Belle Reine Oubliée avait une fillette, Midosa. Dans le royaume, on l’appelait l’Intrépide. Chaque fois, les Tueuses la réprimandaient; sans cesse, elles lui ordonnaient de se tenir tranquillement. Un jour, à l’heure où seulement une centaine de Tueuses patrouillaient aux abords de l’immense royaume, Midosa décida qu’il était temps qu’elle s’échappe une bonne fois pour toutes de ce satané royaume. Elle n’avait qu’une seule idée en tête : découvrir le monde qui l’entourait mais qu’elle n’avait jamais vu. De plus, si elle détestait bien une chose (ou des milliers de choses en l’occurrence) c’était ces espèces de méchantes méduses qui la contrôlaient sans cesse. Ainsi, elle eut l’idée d’attacher à ses minuscules (mais magnifiques) tentacules de longues algues qui ressemblaient à s’y méprendre à celles des Tueuses. Avant de partir, elle laissa à sa pauvre maman un petit billet : « Maman, je reviens pour te sauver. » Elle regarda une dernière fois sa chambre. Une vague de mélancolie envahit alors son petit corps faible et frêle. Mais l’excitation revint vite et la secoua vivement. Elle s’était renseignée et savait qu’il y avait une petite ouverture latérale qui n’était contrôlée que par une seule Tueuse. Elle sortit, peureusement et l’aperçut au loin : Tentella, sûrement la plus redoutable. Cette dernière vit Midosa, Qu’elle prit pour une de ses amies. Elle était loin de se douter qu’il s’agissait en fait de l’Intrépide, qu’elle avait toujours cordialement détestée. Quand Midosa fut enfin plus loin et plus, elle accéléra sa nage, agitant vigoureusement ses tentacules puis, se débarrassa des dernières algues restées attachées à ses tentacules. Elle avançait, avançait, elle regardait derrière elle pour être sûre que personne ne la suivait. Elle ne voyait plus Tentella. Elle avançait de plus en plus vite qund soudain, elle percuta quelque chose de moelleux et chaud. Elle tourna lentement la tête. Ses tentacules se raidirent alors brusquement. Tout devint flou.
2ème partie

La petite Midosa s’était trouvée face à face avec une méduse géante et s’était évanouie sur le coup. Au bout de quelques heures, elle se réveilla sur un immense récif de corail. Galusa était là, la regardant fixement. Midosa se redressa, terrorisée à l’idée que Galusa était une criminelle . Mais, bien au contraire, c’était une vieille mais énergique méduse qui, comme elle, en avait assez du monde où elle vivait. Galusa avait été plus radicale et avait empoisonné toutes les sorties pour laisser les Assassines momentanément étourdies. Mais tout ça, c’était il y a longtemps, à peu près avant sa naissance. Midosa lui demanda pourquoi elle n’avait jamais entendu parlé de ça et la vieille méduse lui répondit.
- «Ma chérie, ça s’est passé il y a longtemps. La reine ne voulut pas en parler car si cette histoire était arrivée aux oreilles des gens, beaucoup auraient essayé de s’échapper et ça, elle ne pouvait pas l’accepter. »
Galusa lui raconta longuement comment elle avait fait et Midosa l’écoutait avec beaucoup d’attention, comme lorsqu’elle était petite et qu’elle écoutait sa grand- mère lui raconter des histoires avant de s’endormir, des histoires dont elle ne se souvenait pas réellement.
Galusa et Midosa avaient fait un pacte : Galusa lui enseignerait le monde fastastique du dehors et elle la laisserait vivre sur son récif si Midosa retournait de temps en temps dans le royaume et la tenait informée de ce qui s’y passait. Midosa commença à se demander pourquoi la vieille méduse voulait cette information, mais son envie de connaître le monde extérieur était plus fort que son appréhension.
Plus de six mois étaient déjà passés depuis que Midosa s’était échappée et les deux méduses prenaient peu à peu confiance l’une dans l’autre. Galusa pourtant était un peu plus méfiante et elle n’aimait pas raconter certaines choses. Un jour que Midosa revenait de son inspection, elle rencontra quelques Assassines qui la suivirent jusqu’au récif où elle vivait avec Galusa.
Celle-ci les attendait avec son puissant venin paralysateur. Midosa était très fatiguée et elle ne se sentait pas bien car elle avait touché un peu de poison. Elle ne pouvait plus bouger, sa vue se troublait et elle avait de la fièvre. Quelques jours plus tard, Midosa commença à se rétablir grâce aux remèdes que Galusa lui préparait. La petite méduse se sentait déjà mieux et voulait retourner au royaume prendre d’autres informations mais son amie lui dit :
- « S’il te plaît, Midosa, repose-toi, c’est très dangereux de retourner là-bas. Les choses vont mal, on nous recherche et elles ne vont pas arrêter tant qu’elles ne nous auront pas trouver. Laisse-moi y aller et toi, ne sors pas du récif. »
Au bout de quelques heures, Galusa revint avec de mauvaises nouvelles : une armée d’Assassines se dirigeaient vers leur cachette. Midosa en avait assez de devoir tout le temps s’échapper et s’enfuir et elle lâcha un cri qui s’entendit de très loin :
- « JE HAIS CETTE HORRIBLE TENTELLA! »
- « Tu ne peux pas la haïr, c’est ta mère »- lui dit tendrement Galusa pendant qu’elle essayait de la consoler.
- « Mais toi, comment sais-tu que c’est ma mère ? » lui répondit Midosa avec exaltation.
- -« Parce que je suis ta grand-mère…. »

3ème partie

Aline Busson

- Comment ça ….tu es …la mère de ma mère ?
- Ne cherche pas à comprendre, ma petite. Oui, je suis la mère de la reine de ce royaume. Je m(en suis allée car je ne reconnaissais plus ma fille. A présent, elle me cherche sans relâche dans l’espoir de pouvoir un jour me revoir.
- Galusa,….je suis désolée. Tu sais, je crois qu’il faut que nous fassions quelque-chose.
- Quoi ? Que veux-tu faire à présent ?
Et Midosa lui exposa alors son plan : elle avait prévu de rentrer en cachette dans le royaume pour ensuite retrouver leur mère et fille. Mais Galusa demanda à sa petite-fille comment elle comptait rentrer dans le royaume qui était surveillé de très près par les Asesinas. Cette dernière lui répondit qu’elle passerait en essayant de ne pas se faire voir.
- Es-tu folle ? l’interrompit soudainement Galusa. Ma chérie, c’est impossible. Le royaume est imperméable à toute entrée et toute sortie…
- Tu en es sûre ? demanda tristement la jeune méduse.
- Oui … à moins que …Je sais !
- Quoi ?
- Suis-moi !
- Mais …
Galusa était déjà loin devant.
- Viens ! cria-t-elle.
Elle se dirigeait à l’opposé du royaume. Elle nageait, nageait, plus vite que jamais. Elle semblait connaître le chemin par cœur. Elle arriva à un grand rocher vert émeraude, magnifique. Elle attendait sa petire-fille devant.
- Presse-toi, mon enfant. Tu vois ce rocher ? Quand on prononce un certain mot, il s’ouvre en son cœur et cette ouverture mène à un souterrain qui conduit au royaume. C’est mon arrière-arrière grand-mère qui m’a transmis ce secret mais moi, je n’ai pas eu le temps de le transmettre à ta mère.
- Ce n’est pas grave, grand-mère, tu pourras le faire dans peu de temps. Prononce ce mot, courage !
- Très bien.
Galusa respira un grand coup puis…
- Pouvoir des océans, ouvre-toi !
C’est alors que se forma un trou béant dans le grand rocher vert. Sans demander son reste, cette fois-ci, c’est Midosa qui s’engouffra la première. Galusa la suivit. Le tunnel était d’un noir profond. Les deux méduses avançaient, avançaient, mais le tunnel leur paraissait infini. Au bout d’un moment, un vague trait de lumière apparut au loin. Galusa et Midosa purent enfin pénétrer dans le royaume et elles arrivèrent ….juste en-dessous du trône de la reine. Quand elle les apreçut, cette dernière écarquilla longuement ses yeux. Puis elle se jeta sur Midosa et la serra dans ses bras en lui disant combien elle avait eu peur. Elle fit de même avec sa mère, Galusa, qui éclata en sanglots. Les deux arrivantes lui racontèrent leur histoire. Sidérée de l’attitude des Asesinas ( cloîtrée dans la pièce royale, elle ne voyait pas ce qui se passait dehors), elle leur ordonna à toutes de quitter le royaume.

La Intrépida

Primera parte

Érase una vez, en lo más profundo del océano, un reino inmenso: jamás se había visto un espacio tan grande en todas las aguas del mundo. Se encontraba en una zona indefinible que separaba el océano Atlántico del Antártico. Todas las especies de este reino hablaban bajo porque estaban aterrorizadas. Se decía que hacía tiempo había sido dirigido por la bella y poderosa Medusa. Desgraciadamente, una tropa de amenazadoras medusas se habían ido extendiendo poco a poco y habían acabado tomando el poder. Desde entonces no había vuelto a oír hablar de la reina.Las temibles asesinas se propagaban e invadían paulatinamente el océano. Se decía que, para matar, inyectaban a su presa un ácido tan potente que anulaba todas las capacidades físicas y psíquicas y que podían matar a cualquier animal, hasta el más grande de los cetáceos. Pero había algo más: el reino se encontraba en las aguas más frías y profundas –allí las Asesinas se encontraban en su salsa-. Pero, desde hacía algún tiempo se estaba produciendo un fenómeno inexplicable: las aguas del océano se estaba enfriando y su nivel subía a gran velocidad. Los animales vecinos del reino se preguntaban cómo acabaría todo.La Bella Reina olvidaba que tenía una hijita, Midosa. En el reino la llamaban la Intrépida. Las Asesinas la regañaban todo el tiempo y le repetían constantemente que se portase bien. Un día, cuando solamente un centenar de Asesinas patrullaban los accesos del inmenso reino, Midosa decidió que ya era hora de escaparse de una vez por todas de este endiablado reino. Sólo tenía una idea en la cabeza: descubrir el mundo que la rodeaba pero que nunca había visto. Además si odiaba una cosa (o miles de cosas en este caso) eran esas malvadas medusas que la controlaban sin descanso. Así que se puso a pensar y se le ocurrió una idea: ató a sus minúsculos (pero magníficos) tentáculos ramas de algas con el fin de hacerse pasar por una medusa adulta. Antes de irse, dejó a su pobre mamá una pequeña nota: “Mamá, volveré para salvarte” Miró por última vez su habitación. Una ola de melancolía invadió entonces su cuerpo frágil y débil. Pero la excitación volvió rápido y la sacudió fuertemente.Se puso en camino. Se había informado y sabía que había una pequeña abertura lateral que no estaba controlada por ninguna Asesina. Salió temerosa y vio a lo lejos a Tentella, seguramente la más temible de todas. Tentella vio a Midosa, pero la tomó por una de sus amigas. No se imaginaba que en realidad se trataba de la Intrépida, a la que ella siempre había odiado especialmente. Cuando Midosa se encontraba lejos, empezó a nadar más deprisa agitando vigorosamente sus tentáculos. Entonces, se libró de las últimas algas que quedaban adheridas a sus tentáculos. Seguía mirando hacia atrás para estar segura de que nadie la seguía. Ya no se veía a Tentella. Avanzaba cada vez más deprisa, cuando, de repente, chocó contra algo blando y caliente. Giró lentamente la cabeza. Sus tentáculos se pusieron tiesos del miedo. Todo se empezó a ver borroso…

Segunda parte

Marcos Santamaría

La pequeña Midosa se había topado con una medusa gigante y del golpe se había desmayado.
Al cabo de unas horas, despertó en un gigantesco arrecife de coral. Allí estaba Galusa mirándola fijamente. Cuando Midosa se incorporó estaba aterrorizada, ya que pensaba que se trataba de una Asesina. Pero todo lo contrario, era una vieja pero enérgica medusa que, al igual que ella, estaba harta del mundo en el que vivía. Galusa había sido más radical y había envenenado todas las salidas para dejar momentáneamente aturdidas a las Asesina. Pero todo esto había sucedido mucho antes, casi antes de nacer ella. Midosa le preguntó que por qué nunca había oído hablar de eso la vieja medusa le contestó:
-Esto pasó hace mucho tiempo, querida, y la reina le dio muy poca importancia ya que si llegaba a oídos de la gente, muchos intentarían escapar de allí, y eso no se podía consentir.
Galusa iba contando detenidamente cómo lo hizo mientras Midosa la escuchaba con mucha atención, al igual que escuchaba a su abuela cuando era pequeña y le contaba cuentos antes de irse a dormir, aunque nunca conseguía recordar cómo era en realidad.
Galusa y Midosa habían hecho un trato: Galusa le enseñaría el fantástico mundo de afuera y la dejaría quedarse en su arrecife si Midosa de vez en cuando se adentraba en el reino y la tenía informada de lo que pasaba dentro. Midosa empezó a preguntarse para qué querría la vieja medusa esa información, pero sus deseos de conocer el mundo exterior fueron mayores que su aprensión.
Ya habían pasado más de seis meses desde que Midosa había escapado y, poco a poco, las dos medusas iban confiando más la una en la otra, aunque Galusa era un poco más desconfiada y había ciertas cosas que no le gustaba contar.
Un día, cuando Midosa volvía de su inspección, se encontró con unas cuantas Asesinas que la siguieron hasta el arrecife donde vivía con Galusa. Esta las estaba esperando allí con su potente veneno paralizador. Midosa estaba muy cansada y se sentía enferma porque había tocado un poco del veneno. No se podía mover, su vista se nublaba y le estaba subiendo la fiebre…
Unos días después, Midosa se estaba recuperando gracias a unas medicinas que preparaba Galusa. La pequeña medusa ya se sentía mejor y quería volver al reino a sacar más información, pero su compañera le dijo:
-Por favor, Midosa, descansa, es muy peligroso que vuelvas. Las cosas están muy mal por allí, nos están buscando y no van a parar hasta que nos encuentren. Déjame a mí que vaya y tú no salgas del arrecife.
Al cabo de unas horas regresó Galusa con malas noticias: un ejército de Asesinas se dirigían hacia el escondite. Midosa ya estaba harta de estar todo el día escapando y huyendo y soltó un grito que se oyó muy lejos:
-¡ODIO A ESA ASQUEROSA TENTELLA!
-No puedes odiarla, es tu madre –dijo Galusa cariñosamente mientras trataba de consolarla.
-Y tú, ¿cómo sabes que es mi madre? –respondió exaltada Midosa.
-Porque yo soy tu abuela.

Conte 9 "Le petit ours blanc" "el osito blanco" de Marin Rouleau et / y Noelia del Hoyo

1

"Le petit ours blanc"

Marin Rouleau

Il était une fois, bien avant que l’homme n’apparaisse sur terre, un tout petit ours au surprenant pelage doux et blanc. Il vivait avec quelques rares survivants de son espèce sur la banquise et s’appelait Nouchka. Il était tout petit de naissance et les autres se moquaient sans arrêt de lui en lui répétant qu’il ne tiendrait pas jusqu’à l’hiver suivant. Ses parents avaient mystérieusement disparu peu après sa première année de vie et il avit été contraint de se débrouiller tout seul dans l’immense blizzard. Un jour qu’il neigeait à gros flocons, Nouchka, que la tempête avait isolé du groupe et de son lieu de pêche à saumons, creusa un trou pour se protéger des morsures du vent polaire et s’endormit, comme une minuscule boule de poils blanche dans un océan de blancheur. Lorsqu’il se réveilla, d’énormes trombes d’eau salée s’abattaient sur lui. Croyant rêver, Nouchka se frotta plusieurs fois les yeux avant de se rendre compte que le frêle esquif désormais ballotté par les flots impétueux du grand océan n’était autre que le morceau de glace sur lequel il s’était endormi quelques heures auparavant. Désespéré, il cria à l’aide, mais ses cris se perdirent dans l’immensité de ce désert bleu et blanc. Il pleura toute la nuit et, épuisé, se rendormit.Lorsque, pour la seconde fois, il se réveilla, il se rendit compte que le climat avait changé considérablement ; il était maintenant chaud et un étrange sentiment de bien-être s’empara du petit ours au pelage doux qui préféra mettre les pieds dans l’eau chaude que sur le morceau de glace. Vers le milieu de la journée Nouchka aperçut une terre ! Il était temps ! Le frêle iceberg menaçait de se fissurer et le petit ours avait les fesses dans l’eau puisque son « radeau » avait fondu de moitié. Il se mit donc à nager et arriva sur la plage de sable chaud agréable pour ses petits coussinets sensibles au froid. Le soleil était haut dans le ciel, ce qui ne dérangeait pas notre héros, dont le pelage commençait naturellement à brunir très légèrement, comme si une nouvelle vie apparaissait peu à peu , remplaçant sa vie au pôle. Une soif brutale s’empara d’Anouchka qui se mit alors en quête d’eau de pluie et d’un quelconque repas. Il grimpa sur un gros rocher gris plutôt mou et se mit à inspecter l’immense forêt qui s’étendait devant lui. Soudain, une grosse voix rocailleuse sortie du rocher s’exclama :- « Que fiches-tu sur mon dos, petite boulle de poils ? »

Marin Rouleau 202
« Le petit ours blanc » 2ème partie
Noelia del Hoyo

Le petit ours se rendit compte que ce rocher était en réalité un ours, un ours géant. Il n’en avait jamais vu de cette couleur.
- « J’ai perdu les miens dans la tempête et je me suis retrouvé ici. Peux-tu me dire comment rentrer chez moi? »
- « Voyons, mon petit, ne me raconte pas d’histoires, il y a des mois qu’il n’a pas plu par ici…Rentre par où tu es venu et laisse-moi dormir » répondit le grand escogriffe.
- « D’accord, je vais te laisser mais dis-moi au moi où je peux trouver quelque-chose à manger, un peu d’eau et indique-moi le chemin pour rentrer chez moi. »
Il n’y eut pas de réponse.
Le petit ours, déçu, pénétra sans crainte dans le bois. Sur le sol dur, il suivit les traces d’un animal qu’il ne reconnaissait pas. Brusquement, un bruit le fit s’arrêter. Il regarda de chaque côté mais ne vit personne et continua donc son chemin. Il entendit à nouveau le même bruit ; le petit ours se retourna et il vit un animal affamé qui s’approchait petit à petit de lui.
- « Salut, je suis Nouchka. Pourrais-tu me dire où je peux trouver quelque- chose à boire ? Je meurs de soif et …. »
L’animal s’avança lentement, en silence, et, tout en s’approchant, il ouvrit la bouche.
- «Oh, mon dieu, tu devrais te laver les dents ! Tu as des restes de viande entre les dents. Moi, j’utilise un dentifrice qui les rend très blanches ». Et Nouchka lui montra ses dents.
L’animal introduisit la petite tête de Nouchka dans sa bouche. Le petit ours commença alors à avoir peur.
- « Eh, la panthère, laisse-le, si tu ne veux pas que moi aussi je te fasse la même chose » cria le grand ours gris.
La panthère laissa tomber le petit ours.
- «T’en fais-pas, je reviendrai. » dit la panthère d’un air crâneur en s’en allant.
Le grand ours s’approcha de Nouchka et, sans le regarder, lui dit :
- «Mais, qu’est-ce qui te prend ? Si je n’étais pas arrivé, cette panthère n’aurait fait qu’une bouchée de toi. »
- - «J’étais en train de lui faire une inspection buccale. Je lui ai recommandé un bon dentifrice et …soudain, elle m’a attrapé la tête et l’a introduite dans sa bouche… Cet endroit est très étrange ! »
L’ours sourit et, tournant la tête vers le petit ours, lui dit :
- « Si tu veux rester quelque temps par ici, il vaut mieux que tu saches certaines choses. Je vais te montrer où vivent ceux de notre race. Je m’appelle Alish Ove.Mais, dis-moi, comment es-tu arrivé jusqu’ici ? »
- « J’aimerais rentrer chez moi et retrouver les miens. Cet endroit me semble dangereux. Je ne suis pas habitué à une telle chaleur. Comment je suis arrivé ici ? C’est une longue histoire. Je te la raconterai quand nous aurons bu un peu d’eau. Je suis Nouchka. Enchanté, le poilu ! »
Tout en marchant, l’ours et Nouchka parlèrent de cet endroit étrange jusqu’au moment où il arrivèrent à une clairière au bord d’une rivière. Le petit ours regarda autour de lui : il y avait une quantité d’ours, cinquante, cent… Tous étaient de grands ours gris comme son ami. C’est vrai qu’ils lui faisaient un peu peur.
- « Nous voici arrivés. Ici, tu as de l’eau pour boire et te laver. Cette panthère t’a mis le visage dans un état dégoûtant. »
- « Merci beaucoup. » Répondit le petit ours.:
- « Je reviendrai te voir quand tu auras terminé ; je te présenterai ma famille et je te montrerai tout ça. »
Nouchka courut vers l’eau et pendant qu’il se baignait, un petit ours de la même taille que lui mais un peu plus jeune, s’approcha de lui et lui dit :
El osito blanco
Érase una vez, mucho antes de que el hombre apareciese sobre la tierra, un osito de sorprendente pelaje, suave y blando. Vivía sobre el hielo con unos pocos supervivientes de su especie y se llamaba Nouchka. Era muy pequeño de nacimiento y los otros se burlaban de él sin parar, diciéndole que no duraría hasta el próximo invierno. Sus padres habían desaparecido misteriosamente poco después de su primer año de vida y él se había visto obligado a valerse por sí mismo en las grandes tormentas de nieve.Un día que estaba nevando copiosamente, Nouchka, a quien la tormenta había aislado del grupo y de su lugar habitual de pesca de salmones, cavó un agujero para protegerse del viento polar y se durmió, como una minúscula bola de pelo blanco en un océano de blancura.Cuando se despertó, enormes trombas de agua salada caían sobre él. Nouchka creía estar soñando. Se frotó los ojos varias veces antes de aceptar que el frágil bote ahora bamboleado por las olas impetuosas del gran océano no era otro que el trozo de hielo en el que se quedó dormido horas antes.Desesperado, gritó pidiendo ayuda, pero sus gritos se perdieron en la inmensidad del desierto azul y blanco. Lloró toda la noche y, agotado, se quedó dormido.Cuando por segunda vez se despertó, se dio cuenta de que el clima había cambiado considerablemente; ahora hacía calor y el osito notó una extraña sensación de bienestar en la piel suave, al meter los pies en el agua caliente. A mediodía, Nouchka vio tierra. ¡Ya era hora! El frágil iceberg estaba a punto de romperse y el osito ya tenía las nalgas en el agua pues su “balsa” se había fundido hasta quedar reducida a la mitad. Así que empezó a nadar y llegó a una playa de arena caliente y agradable para sus pequeñas almohadillas acostumbradas al frío. El sol estaba alto en el cielo, lo que no molestaba a nuestro héroe, cuyo pelaje estaba empezando a volverse ligeramente pardo: su cuerpo estaba comenzando a adaptarse a las nuevas condiciones. Le entró una sed brutal y entonces decidió a buscar agua de lluvia y comida. Se subió a una roca gris grande y bastante blanda y comenzó a inspeccionar el inmenso bosque que se extendía ante él. De repente, una voz fuerte y grave, procedente de la roca, exclamó:-¿Qué haces sobre mi espalda, pequeña bola de pelo?
Noelia del Hoyo 1ro de bachillerato
2
El osito blanco (2ª parte)

El osito se dio cuenta de que aquella roca era, en realidad, un oso, un oso gigante. Jamás había visto uno de ese color.
- Perdí a mi grupo en la gran tormenta y he aparecido aquí, ¿me puedes decir cómo puedo volver?
- Vamos, pequeño, no me cuentes historias, en este lugar hace muchos meses que no llueve… Vuelve por donde has venido y déjame dormir, contestó el grandullón.
- De acuerdo, te dejaré, pero al menos dime dónde puedo encontrar algo de comida, un poco de agua y el camino de vuelta a casa.
No hubo respuesta.
El osito decepcionado se adentró en el bosque sin miedo. Siguió unas huellas de animal, que no reconocía, en aquel suelo duro. De pronto, un ruido le hizo detenerse. Miró hacia los lados pero no vio a nadie, así que siguió su camino. De nuevo se oyó aquel ruido, el osito se volvió y vio un animal hambriento que poco a poco se le acercaba.
- Hola, soy Nouchka, ¿podrías decirme dónde puedo encontrar algo de beber? Me estoy muriendo de sed y…
El animal se acercaba despacio, en silencio, y, según se aproximaba, abrió la boca.
- Oh, dios, deberías lavarte los dientes, tienes restos de comida entre ellos. Yo uso una pasta de dientes que te los deja blanquísimos, y Nouchka le enseñó los dientes.

El animal introdujo la cabecita de Nouchka en su boca. Entonces el osito comenzó a tener un poco de miedo.
- Pantera, déjale, si no quieres que te haga yo lo mismo a ti, gritó el gran oso gris.
La pantera dejó caer al osito.
- No te preocupes, volveré, se despidió la pantera con aire vacilón.
El oso grande se acercó a Nouchka y, sin mirarlo, le dijo:
- Pero, ¿a ti qué te pasa? Si no llego a aparecer, esa pantera te hubiese comido de un bocado.
- Estaba haciéndole una inspección bucal, le recomendé una buenísima pasta de dientes… y de repente me agarró la cabeza y se la metió en su boca… ¡Este lugar es muy raro!
El oso sonrió y girando la vista hacia el osito, le dijo:
- Si te vas a quedar por aquí una temporada, es mejor que sepas algunas cosas. Te enseñaré dónde vivimos los que somos como tú. Me llamo Alish. Oye, ¿cómo has aparecido aquí?
- Me gustaría volver a mi casa y con los ositos de mi grupo. Este lugar parece peligroso para mí, no estoy acostumbrado a tanto calor. Mi aparición aquí es una larga historia. Cuando bebamos algo de agua, te la contaré. Soy Nouchka. ¡Mucho gusto, peludo!
El oso y Nouchka fueron hablando a lo largo del camino sobre aquel extraño lugar hasta llegar a un claro al lado de un río. El osito miró a su alrededor: había un montón de osos, cincuenta, cien. Todos eran grandes osos grises como su amigo. La verdad es que daban un poco de miedo.
- Ya hemos llegado. Allí tienes agua para beber y lavarte. Esa pantera te ha dejado la cara asquerosa.
- Muchas gracias, contestó el osito.

- Cuando acabes me reuniré contigo, te presentaré a mi familia y te enseñaré todo esto.
Nouchka fue corriendo al agua y, mientras se abañaba, un osito de su misma altura, algo más joven que él se acercó y le dijo:

lunes, 1 de febrero de 2010

"L'étendue bleue" de Salomé Bregeon et Suzie Després / "La extensión azul" de Elena Vega

L’Etendue Bleue

Nous arrivâmes dans le royaume d’Océane, une jeune sirène de 17 ans.
Son royaume connaissait alors un grave problème. Elle en parla à son ami l’hippocampe.
- « Glou, j’ai appris aujourd’hui que le niveau de l’eau avait encore baissé de deux mètres. Si cela continue, notre royaume, l’Etendue Bleue, risque d’être découvert aux yeux de tous !
- Oh, c’est horrible ! Et comme si cela ne suffisait pas, les algues sont immangeables en ce moment à cause de la pollution des hommes ! Comment allons-nous faire ? »
- Océane s’en alla, attristée. Arrivée devant chez elle, elle trouva une lettre. Intriguée, elle l’ouvrit.
« Chère Océane, je sais que tu es la seule à pouvoir sauver le monde aquatique grâce au collier magique. Seulement, tu as besoin d’aide ; c’est pour cela que je te propose qu’on se retrouve au rocher plat. »
Très surprise, elle attendit minuit avec impatience et, le moment venu, elle nagea jusqu’au lieu de rendez-vous. Un dauphin l’y attendait :
- « Chère Océane, tu as été désignée et tu dois donc sauver l’Etendue Bleue . Ce collier précieux t’aidera. Il ne doit pas être endommagé !
- Mais, comment faire ? Comment sauver mon royaume ? »
Le dauphin n’eut pas le temps de répondre. Océane vit ses yeux se voiler : il venait de se faire assassiner !
Elle nagea aussi vite qu’elle put jusqu’à sa maison, pour s’y réfugier. Une fois à l’abri des regards, elle mit le collier et une lumière éblouissante jaillit…
Salomé Bregeon Julie Després 204

LA EXTENSIÓN AZUL.

Llegamos al reino de Océane, una joven sirena de 17 años.
Su reino estaba sufriendo un grave problema. Océane hablaba de ello con su amigo el caballito de mar.
- Glu, me he enterado hoy de que el nivel del agua ha descendido más de dos metros. ¡Si esto sigue así, nuestro reino, la Extensión Azul, corre el riesgo de quedar expuesto a los ojos de todos!
- ¡Oh, es horrible! Y como si esto fuera poco, las algas son difíciles de digerir en este
momento debido a la contaminación de los hombres. ¿Qué podemos hacer?

Océane se fue entristecida. Cuando llegó a casa encontró una carta. Intrigada, la abrió:

“Querida Océane:
Sé que eres la única que puede salvar el mundo acuático gracias al collar mágico. Pero necesitas ayuda. Por ello te propongo que nos veamos esta noche en la roca plana.”
Muy sorprendida, esperó a la medianoche con impaciencia, y cuando llegó el momento, nadó hasta el lugar de la cita. Un delfín estaba esperando:
-Querida Océane, tu has sido elegida y debes por lo tanto salvar la Extensión Azul. Este precioso collar te ayudará. ¡Debes tratarlo con mucho cuidado!
-Pero, ¿cómo lo haré?¿Cómo salvar mi reino?
El delfín no tuvo tiempo de responder. Sus ojos se empañaron: acababa de ser asesinado.
Océane nadó tan rápido como pudo a su casa para refugiarse. Una vez allí, se puso el collar y una luz deslumbrante surgió de él...

Traducción de Elena Vega (5º A)

La extensión azul. 2ª parte

Dibujó un mensaje que rápidamente desapareció. Pero Océane no comprendió realmente su significado:"Duerme, vuela, reposa, también se muere el mar."
Océane se quedó muy sorprendida. “También se muere el mar...” -pensó.”¿Qué debo hacer..?”
Decidió pedir consejo a un viejo amigo que lo sabía todo sobre el mar: Poseidón.
Océane le contó su historia y todo lo que le había sucedido. A lo que Poseidón contestó:
-Querida princesa, debemos unir nuestras fuerzas para salvar tu reino. Mi poder sobre las tempestades y las olas es cada vez menor debido al mal que asola tu reino. El nivel de agua desciende, los peces perecen en el intento de buscar nuevos mares...
Debemos acabar con el mal que los hombres están haciendo sobre nosotros...ellos son los responsables de la muerte de tu amigo el delfín y de muchos otros seres que intentando salvar tu reino han perdido la vida...
-Lo sé y me siento responsable de lo que le pueda suceder a mi reino. Este collar es la clave de la salvación pero no sé como debo usarlo.
-Para usarlo debes encontrar la parte complementaria.-contestó Poseidón-Conozco parte de los secretos de este collar. Puede que la otra mitad la tenga Angélica, la última de las Górgonas que habita en Egina. La isla donde yo mismo la desterré...Es un lugar sórdido y peligroso pero es la única salvación para tu reino...
Océane no se lo hizo repetir dos veces y se armó de valor para ir a buscar a Angélica.
Pero se trataba de un viaje largo y demasiado peligroso para una princesa.
Por lo tanto no dudó en pedir ayuda a Ulises, un tritón mitad hombre y mitad pez para que le acompañara en esta misión tan tenebrosa....


Elena Vegas Sánchez 5ºA

miércoles, 25 de noviembre de 2009

Se jeter à l'eau (3ème partie) /Tirarse al agua (3ra parte)

Courand Solenn (1ère ESA) Cotenceau Florie (1ére L)
(...) Le président dit:
«Vous avez tout de même bien travaillé et je pense, qu'en effet, c'est notre seule solution. Bien qu'elle soit radicale, nous n'avons plus le choix. C'est l'avenir de notre planète qui en dépend …»
Dans les heures qui suivirent, la loi était votée dans tous les continents ... nos 4 jeunes avaient accompli leur mission.
Un mois plus tard, devant ce même bâtiment, une foule immense était mobilisée. On réclamait l'annulation de cette loi. En effet, une population habituée a consommer autant d'eau n'arrivait pas à se résoudre à ces normes. C'est pourquoi le gouvernement avait instauré des taxes très élevées pour ceux qui dépassaient le quota d'eau autorisé, allant même jusqu'à l'emprisonnement. De nombreuses familles se retrouvèrent endettées et la terre connut la plus grande crise économique de l'histoire. Les conséquences dépassèrent même celles de la crise du XXIe siècle, car cette fois, il n'y avait ni de «Yes we can» ni de «Barack Obama».
Ce mouvement de grève était installé depuis plus d'une semaine et paralysait toutes les industries du monde. Les manifestations devenaient de plus en plus importantes et de plus en plus violentes. La situation était désormais critique. Maintenant, sur tous les murs on pouvait lire :
« Avant, l'eau n'avait pas de prix. Aujourd'hui elle se paye.
Et demain, payera t-on aussi l'air qu'on respire ? »
Suite à ces complications, les 4 jeunes furent convoqués, ils se retrouvèrent chez Yuki et rencontrèrent sa jeune épouse Saori. La joie des retrouvailles fut de courte durée ; en effet Yuki et Shirley remarquèrent les vives tensions qui régnaient entre Antonio et Marie.
Pour détendre l'atmosphère, Yuki essaya de lancer la conversation :
- «Alors, qu'est ce qui s’est passé pour vous depuis un mois ? »
- « J'ai gagné les JO d'hiver, enfin rien d'exceptionnel.» dit Antonio.
- « Moi, je suis désormais la présidente du l'UNICEF, et toi ? » Questionna Shirley.
- « Et bien, comme vous le savez je suis marié. Et toi Marie ? «
- « Rien d'intéressant », marmonna t-elle.
- « Alors comment tu expliques que moi ça m'intéresse ? « taquina Yuki.
Elle décrocha un vague sourire, puis changea de conversation :
-« On devrait plutôt se concentrer sur l'essentiel : notre échec ! »
- « En effet, si on échoue une deuxième fois, mon image sera ternie pour toujours, »commenta Antonio.
- « TON image, s'indigna Marie, tu es l'homme le plus égoïste de toute la planète ! »
- « Tu es ridicule, tu ne connais pas toute la planète ... »
- « 1 / 1 : match serré, fit remarquer Shirley, quoique Marie ait une longueur d'avance dans le domaine de l'intelligence. »
- « Ce n'est pas qu'elle soit intelligente, c'est que VOUS êtes tous stupides » répliqua Antonio.
- « 2 / 1 « plaisanta Yuki.
- « Toi tu ne vis que dans ton monde, on ne fait pas partie du même mais je préfère le mien. Tu es tellement centré sur toi-même, que tu ne te rends même pas compte que le monde dans lequel on vit est en train de se détruire ! Regarde autour de toi ! Tu n'est pas tout seul ! » s'emporta Marie.
- « On ne peut pas faire le bonheur sur Terre non plus ... »
- « Ah oui ! J'oubliais que chez toi, le bonheur des uns c'est le malheur des autres. Tu regardes devant pour ne pas faire attention à celui que tu écrases.»
Elle se leva brusquement et partit. Yuki et Shirley se retournèrent interloqués vers celui qui avait gâché la soirée :
- «Peux-tu nous expliquer ce qui vient de se passer ? » S'énerva Shirley.
- « Et bien, lors de la dernière conférence avec les représentants du monde, nous avions décidé de nous séparer et de continuer notre vie. Cependant, Marie et moi n'en n'avions pas envie. Donc nous avons passé nos vacances ensemble. Et ce qui devait arriver ... arriva. »
- « Mais encore ? » S'entêta Yuki.
- « Elle a appris dans un journal ma «soit disant» relation avec un mannequin espagnole, bien évidemment fausse.
- « Pourquoi tu n'as pas démenti cette rumeur ? » S'indigna Shirley.
- « Au début, je n'ai pas voulu arrêter cette relation médiatique pour ne pas briser mon image. Mais je me rends compte que j'ai perdu bien plus que ça. Je ne m'imagine pas vivre sans elle. »
- « Pourtant c'est ce que tu es en train de faire » marmonna Yuki.
- « RATTRAPE-LA ! » Hurla Shirley.»
Sur ce cri désespéré, Antonio bondit de sa chaise, courut vers la porte et se rua sur la route. Il traversa tout Tokyo pour la retrouver, en vain.
Sur le chemin du retour, il aperçut une troupe d'hommes prêts à se jeter sur une jeune femme sans défense. Il n'hésita pas une seconde et fonça sur le groupe. Avec ses techniques d'arts martiaux, il frappa un des hommes et les autres s'enfuirent de peur.
Il voulut aider la victime à se relever mais elle demeurait inconsciente sur le sol.
Au moment ou il regarda son visage, il reconnut celle qu'il avait cherchée toute la soirée.
Il prit Marie dans ses bras et courut à l'hôpital le plus proche.
Arrivé sur les lieux, on lui fit comprendre qu'on ne pouvait plus accueillir de patients à cause de la restriction d'eau.
Il la ramena dans sa chambre d'hôtel, la coucha sur son lit où elle se réveilla après s'être reposée quelques heures. Elle regarda l'heure et bégaya :
- « Tu as vu ta tête, Antonio, il est 5h du matin, tu devrais dormir. »
- « Et toi tu as vu ton visage ? Qu'est ce qui ta pris de partir ainsi en pleine nuit ? Heureusement que je t'ai retrouvée, imagine ce qui aurait pu t'arriver ! »
- « Parce que tu étais inquiet ? » S'étonna t- elle.
- « Non. »
Le visage de Marie se crispa à la suite de cette réponse négative.
- « Non, c'était bien pire, j'ai vraiment cru que j'allais mourir à l'idée de te perdre encore une fois. » rajouta t-il.
- « J'ai du mal à te croire ...»
- « Marie, tout le monde m'a répété que l'amour était un cadeau du ciel et je ne les croyais pas c'est vrai. Mais je viens de passer mes heures précédentes à penser que j'allais perdre le mien. Et j'ai réalisé que j'échangerais tout ce que je possède, que je donnerais tout ce que j’ai pour ne pas te perdre...»
Suite à cette déclaration elle lui sauta dans les bras.
Le conflit entre les jeunes amoureux étant réglé, nos quatre jeunes allaient pouvoir se remettre au travail.
Voilà 3 jours qu'ils avaient repris leurs recherches. Marie dans son laboratoire, Yuki dans ses livres et Shirley sur le terrain. Quant à Antonio, il se chargeait des situations d'urgence comme la fermeture des Hôpitaux. Ils commençaient à désespérer lorsque Marie reçut un coup de fil d'un de ses amis vivant en Inde. Celui-ci lui raconta que ses recherches avait enfin abouti ;en effet, il avait trouvé le moyen de cloner des molécules d'eau, afin de combler le manque.
Il fallait en parler très vite au gouvernement.
Tirarse al agua (3ª parte) Alicia Ortega Mangas (Cuarto ESO)

El presidente dijo:
“Habéis trabajado bien y yo también pienso que es nuestra única solución. Aunque sea radical, no tenemos elección. El futuro de nuestro planeta depende de ella…”
En las horas siguientes, todos los continentes votaron la ley. Nuestros cuatro jóvenes habían cumplido con su misión.
Sin embargo, un mes más tarde, delante del edificio se había congregado una gran muchedumbre que reclamaba la anulación de la ley. Una población acostumbrada a derrochar el agua no lograba cumplir con las restricciones. Por eso mismo, el gobierno había instaurado el pago de tasas muy elevadas para los que sobrepasaban la cuota autorizada de agua, pudiendo ir incluso a la cárcel. Muchas familias se encontraron llenas de deudas y la Tierra conoció la crisis económica más grave de la historia. Las consecuencias sobrepasaron incluso a las de la crisis del siglo XXI porque esta vez no había ni un “Yes, we can” ni un Barack Obama. Desde hacía más de una semana todas las industrias del mundo estaban paralizadas por la huelga. Las manifestaciones eran cada vez más numerosas y violentas. En las paredes aparecían pintadas que decían: “Antes el agua no tenía precio. Hoy se paga. Y mañana, ¿se pagará también el aire que respiramos”
Los cuatro jóvenes fueron convocados de urgencia. La reunión tuvo lugar en casa de Yuki, en donde conocieron a su joven esposa Saori. La alegría del encuentro duró poco: era evidente que algo iba mal entre Antonio y María. Para relajar el ambiente, Yuki trató de comenzar la conversación:
“¿Y qué, cómo os ha ido este último mes?”
“Yo he ganado los Juegos Olímpicos de invierno, en fin, nada del otro mundo”, dijo Antonio.
“Yo soy la nueva presidenta de UNICEF, ¿y tú?”, pregunto Shirley.
“Pues, como bien sabéis, me he casado. ¿Y tú, María?
“Nada interesante”, masculló ella.
“¿Y si te digo que a mí si me interesa?”, bromeó Yuki.
Ella esbozó una vaga sonrisa y cambió de conversación:
“Deberíamos concentrarnos en lo esencial: nuestro fracaso”
“Cierto, si volvemos a fracasar, mi imagen se verá afectada para siempre”, dijo Antonio.
“TU imagen, dijo María indignada, ¡eres el hombre más egoísta de todo el planeta!”
“Qué tontería, tú no conoces todo el planeta…”
“1/1, empate, dijo Shirley, aunque María te saque una amplia ventaja en el campo de la inteligencia”
“No es que ella sea inteligente, es que vosotros sois todos estúpidos”, replicó Antonio.
“2/1”, bromeó Yuki.
“Tú vives en tu mundo, del que nosotros no formamos parte. Pero yo prefiero el mío. ¡Estás tan centrado en ti que no te das cuenta de que el mundo en el que vivimos se está destruyendo. Mira a tu alrededor, ¡no estás solo!”, gritó María fuera de sí.
“No vivimos en un mundo feliz…”
“¡Ah, sí! Olvidaba que para ti la felicidad de unos es la desgracia de otros. Miras hacia delante para no ver a los que vas atropellando”
Se levantó de un salto y se fue. Yuki y Shirley se volvieron desconcertados hacia al que había echado la tarde a perder.
-“¿Puedes explicarnos lo que acaba de pasar?”, preguntó enfadada Shirley.
- “Cuando terminó la última conferencia con los representantes del mundo, habíamos decidido separarnos y continuar nuestras vidas cada uno por su lado. Pero María y yo no estábamos de acuerdo. Así que pasamos las vacaciones juntos. Y lo que tenía que pasar pasó.
- “¿Y qué más?”, insistió Yuki.
- “Ella se enteró de una supuesta relación mía con una modelo española”
- “¿Por qué no desmentiste ese rumor?”
- “Al principio no quise parar esa relación mediática para no dañar mi imagen. Pero ahora me doy cuenta de lo que he perdido es mucho más importante. No me imagino mi vida sin ella.
- “Sin embargo eso es precisamente lo que estás haciendo”, masculló Yuki.
- “¡Vete a buscarla!”, gritó Shirley.
El grito hizo reaccionar a Antonio. Se levantó de un salto, corrió hacia la puerta y salió a la calle. Atravesó todo Tokio para encontrarla, pero fue en vano. En el camino de regreso vio a un grupo de hombres atacando a una joven indefensa. Sin dudarlo ni un segundo, Antonio se lanzó a salvarla. Con sus técnicas de artes marciales, venció a uno de ellos y los otros huyeron. Cuando se inclinó para ayudar a levantarse a la joven, se dio cuenta de que estaba inconsciente… y cuando vio su cara, reconoció a la que había estado buscando toda la tarde.
Cogió a maría en sus brazos y corrió hacia el hospital más próximo. Cuando llegó, le dijeron que no podían atender a más pacientes a causa de las restricciones de agua. Entonces la llevó a la habitación de su hotel y la acostó en su cama. María se pasó durmiendo varias horas. Cuando se despertó, miró la hora y dijo:
- “Son las 5 de la mañana, Antonio, deberías dormir”
- “¿Cómo se te ocurrió irte así en plena noche? Menos mal que te he encontrado. Imagina lo que habría podido pasarte”, contestó Antonio indignado.
- “¿Estabas preocupado?
- “No”
La cara de María se crispó al oír la respuesta negativa.
- “No, mucho peor, creí que iba a morir con la idea de perderte una vez más”
- “Me cuesta creerte”
- “María, todo el mundo me decía que el amor es un regalo del cielo y yo no quería creerles pero es verdad. Acabo de pasar todas estas horas pensando que iba a perder el mío. Y me he dado cuenta de que cambiaría todo lo que poseo, daría todo lo que tengo para no perderte…”
Al oír estas palabras, ella se echó en sus brazos.
Una vez resuelto el conflicto entre los enamorados, nuestros cuatro jóvenes iban a poder centrarse en el trabajo.
Al día siguiente habían retomado la investigación. María en su laboratorio, Yuki en sus libros y Shirley sobre el terreno. En cuanto a Antonio, se encargaba de situaciones urgentes como el cierre de los hospitales. Comenzaban a desesperar cuando María recibió una llamada telefónica de uno de sus amigos que vivían en la India. Este le contó que su investigación había acabado por fin: había conseguido el modo de clonar moléculas de agua.
Había que comunicárselo rápidamente al gobierno.

martes, 2 de junio de 2009

Conte 1 "Sauver l'eau" (entier). Primer cuento (entero)"Salvar el agua"

Sauver l’eau

Aurélie Bouchet, Charlotte Alleau

et Elise Rouillé (203 /1ére ESA)


Il était une fois une jeune fille nommée Nina. Celle-ci vivait avec son père dans la région des grands lacs. Sa mère était décédée il y a déjà de nombreuses années, emportée par la maladie. Nina avait grandi avec son père dans une petite cabane de pêche en face d’un lac qu’elle aimait particulièrement. Elle adorait l’eau, elle passait des heures dans sa barque. Elle aimait le calme qui y régnait : écouter le bruit des vagues et le clapotis de l’eau la rassurait.Nina allait sur ses 16 ans, elle avait grandi et était maintenant d’une grande beauté. Ses magnifiques cheveux d’ébène retombaient gracieusement sur son visage enfantin. Son père quant à lui, vieillissait : il avait le visage marqué par la fatigue et le travail. En effet, chaque jour il se levait à l’aube pour aller sur le lac et ramener de quoi les nourrir. Sans ce lac, ils ne pouvaient survivre.

Un matin alors que son père était parti, Nina décida d’emprunter le chemin du bord du lac pour aller rendre visite à son amie Loue. Elle marchait sur ce sentier qu’elle connaissait par cœur. Le temps semblait arrêté, le silence lui parut suspect, la forêt autour d’elle plus dense, la lumière plus sombre. Elle perçut un bruit, comme un sifflement. Nina s’approcha du lieu d’où venait la douce mélodie, tout semblait irréel. Elle poussa une branche et aperçut une jeune femme, Nina s’approcha pour mieux l’observer. Elle lui était inconnue, sa beauté rare la surprit. Sa peau était très pâle, d’une étrange beauté qui lui rappelait le bleu des yeux de la jeune femme. Elle ne semblait pas humaine, le moindre trait de son visage paraissait tout droit sortit d’un rêve. Elle ne pouvait être qu’une naïade.
Nina en avait entendu parler dans des légendes mais elle ne croyait pas en leur existence jusqu’à aujourd’hui. Mais perdue dans ses pensées, Nina n’avait pas remarqué que la jeune femme avait disparu. Soudain elle sentit une main se poser sur son épaule, une vague de peur traversa tout son corps.
« - Alors on m’observe ? Si tu veux le savoir, je m’appelle Aqua, je t’attendais. »Nina était terrifiée et en même temps fascinée.« - Oui, je t’attendais, j’ai besoin de ton aide, j’ai besoin que tu fasses trois choses pour moi. En échange de tes services je t’offrirai ce dont tu rêves le plus, mais donne-moi ta réponse rapidement, je n’ai pas beaucoup de temps. »Nina était perdue, tout allait trop vite, que lui arrivait-il ?
« - Mais pourquoi moi ? Vous ne pouvez pas vous en occuper seule ?- Non, car on veut m’empêcher d’obtenir ce que je veux. En effet un homme nommé Alan, me détenait prisonnière. Je me suis échappée et il veut à tout prix me retrouver.- Pourquoi ? Et que voulez-vous faire ?- Je veux l’empêcher de détruire ces lacs et maintenant que je suis libre je suis un danger pour lui… »


2


Détruire les lacs ? Leurs lacs! Cette idée était difficilement acceptable. Les lacs étaient pour elle la mère qui lui avait tant fait défaut. Elle s’endormait la nuit avec les murmures que produisait le vent sous le reflet de la lune ; dans ses eaux elle avait partagé de longues heures de jeu. Non, les lacs ne pouvaient pas disparaître.
-"Que veux-tu que je fasse ?" –demanda d’une voix tremblante. Les doux doigts de la naïade s’approchèrent de Nina jusqu’à s’emmêler avec douceur dans ses cheveux. Sa peau pâle semblait presque briller à côté des cheveux d’ébène de Nina.
"J’ai besoin de ton corps" – répondit la naïade dans un léger murmure. Nina apeurée fit quelques pas en arrière. « - Si tu me le confies pendant le temps nécessaire, je ne serai pas vulnérable face à Alan et je pourrai le vaincre ».
«- Mais…mais, qui est Alan ?demanda Nina en essayant de trouver un sens à tout de qu’elle entendait.
« - Alan, c’est l’esprit du feu comme moi je suis l’esprit de l’eau. Il est devenu ambitieux et veut mettre à sa botte tout ce qui l’entoure. Il a décidé de détruire tous les esprits de la contrée et il a déjà vaincu le vent, c’est pourquoi il fait de plus en plus chaud. Si je ne l’arrête pas il me détruira moi aussi et les lacs qui donnaient de l’eau à l’esprit de la terre s’assècheront. Alan triomphera et laissera ces terres ravagées et sèches comme le désert. La voix mélodieuse de la naïade était teintée d’un souci et d’une angoisse presque palpables.
-"Je ne comprends pas ce que mon corps peut faire"-, demanda Nina.
-"Si j’entre dans ton corps, Alan ne me trouvera pas, il ne pourra pas me détruire et je pourrai aller chercher son âme pour reconstituer la partie qui a été abîmée.
Tout était trop étrange et compliqué, Nina ne comprenait pratiquement rien de ce que la naïade lui disait. Lorsqu’elle vit son expression, elle continua.

- « Nous les esprits nous avons tous l’âme cachée dans un lieu secret. Quand nous ne savons plus où elle a été cachée, celle-ci commence à s’abîmer de sorte que l’esprit qui la possédait devient méchant, car quelque part son âme devient noire. Je sais où est l’âme d’Alan et c’est pour cela qu’il me retenait prisonnière, parce qu’il sait que je souhaite le sauver de cette noirceur que lui maintenant ne comprend pas. Si nous ne la lavons pas il arrivera un moment où le processus sera irrépressible et Alan fera bien plus qu'assécher ces lacs".
Nina respira profondément avant de répondre.
-"Je te laisserai mon corps. Comment allons-nous faire?"
La première chose que tu dois faire c’est te rendre au lac dans deux nuits quand la lune sera pleine. Quand la lune se reflétera entièrement dans les eaux, tu t’y submergeras tout entière. C’est à ce moment que je pourrai entrer dans ton corps.
Dans un soupir, la belle naïade acheva sa phrase et s’évapora, laissant une traînée qui se dissipa dans le lac.

3

… Nina se retrouva seule face à elle-même, avait-elle rêvé ? Ce qui venait de se passer était-ce réel ? Elle regarda autour d’elle : tout lui semblait familier ; pas de trace de la naïade ni de leur conversation… Nina commençait à peine à reprendre ses esprits, mais qu’avait-elle fait? Donner son corps à une naïade, dont elle ne connaissait même pas l’existence il y avait à peine une journée.!Avait-elle raison de lui faire confiance ? Retrouverait-elle son corps ?
Nina se rendit compte que la nuit était tombée. Le temps était passé tellement rapidement! Combien de temps était-elle donc restée avec cette naïade ? Son père devait s’inquiéter; elle n’était pas rentrée pour le repas et d’habitude, elle ne s’attardait jamais aussi tard dans la soirée . Les bois étaient dangereux la nuit, personne n’osait y aller à cette heure tardive.
Nina se mit à courir vers sa maison. Elle ne savait pas pourquoi mais elle ne pouvait s’empêcher de courir, elle ne sentait plus ses jambes et seule l’envie de partir de cet endroit la guidait. Elle était affolée. De nombreuses questions se bousculaient sa tête : pourquoi elle ? Qu’avait-elle de mieux que les autres ? A seulement 16 ans, elle ne se sentait pas capable de sauver ces lacs… Des larmes commencèrent à couler de ses yeux et glissaient sur sa peau douce et lisse pour s’écraser sur le sol froid et noir de la forêt. Mais enfin elle aperçut au loin les premières lueurs de son village . Ces lumières lui semblèrent alors tellement rassurantes ! Elle se retrouva face à sa maison, à bout de souffle, et ses larmes commencèrent enfin à s’arrêter. Elle monta les quelques marches pour entrer retrouver son père. Il était assis à la table, les traits tirés et semblait tellement angoissé ! Elle pouvait le comprendre…
- « Papa je suis là… »
Celui-ci tourna immédiatement la tête dans sa direction et dans un mouvement brusque, il se leva et la serra dans ses bras. Enfin elle se sentait rassurée… Son père commença alors à la questionner :

- « Mais où étais tu ? Je suis rentré et tu n’étais pas là, que faisais tu dehors à cette heure-ci ? Je me suis inquiété pour toi ! Ne me refais jamais ça … !»

Nina se savait quoi répondre,;elle ne pouvait pas lui dire la vérité et de toute façon il ne la croirait pas. Elle-même avait du mal à faire face à cette situation. Son père attendait toujours la réponse. Elle se dépêcha de trouver un mensonge à lui dire ; elle n’aimait pas lui mentir …
- « Excuse-moi, papa, je me suis endormie cet après-midi près du lac et je ne me suis pas rendu compte qu’il était si tard, ne t’inquiète pas je vais bien »

Elle s’empressa de monter dan sa chambre sans manger; elle était épuisée et les paroles de la naïade lui revenaient sans cesse, « Tu dois te rendre aux lacs dans deux nuits quand la lune sera pleine… » Elle n’avait pas le choix, elle lui avait donné sa parole, elle ne devait pas reculer, les lacs devaient être sauvés.

La nuit avait été agitée, comme la suivante d’ailleurs. Nina avait réfléchi pendant ces deux jours. Elle s’était éloignée de son père pour pouvoir avoir les idées plus claires. A la fin de la deuxième journée Nina avait fait son choix : elle irait ce soir au lac et donnerait son corps pour protéger ce bien qu’elle chérissait tant. Ces deux jours l’avaient rendue sûre d’elle ; elle était prête pour cette longue aventure même si elle ne savait pas où tout cela la mènerait.
Après avoir mangé rapidement le repas que son père lui avait préparé, Nina alla dans sa chambre pour finir de se préparer. L’angoisse commençait à l’envahir ; elle ne devait surtout pas paniquer ! Elle attendit dans le noir que son père aille se coucher. Les minutes lui parurent des heures, mais Nina ne flancha pas. Enfin le calme régna dans la demeure : plus un bruit, seule la fine brise du vent dans les feuilles se faisait entendre. Nina sortit aussi vite et aussi silencieusement qu’elle le put. Elle était enfin dehors. Les lacs n’étaient plus qu’à quelques mètres, mais par peur de se faire voir, elle s’éloigna du village. Le moment était arrivé ; elle se trouvait les pieds au bord des flots qui clapotaient sur le rivage. La lune était ronde, toute la plaine des lacs était éclairée ; la vue était splendide! Nina ne regrettait pas son choix ; pour rien au monde elle ne voulait pas perdre tout ceci. Il était l’heure. Nina posa ses affaires sur la rive, enleva son manteau et commença à pénétrer dans l’eau…

4

Nina hésita un moment avant de continuer et dans la nuit, elle cria ces mots destinés à la nymphe :
- « Tu m’avais dit qu’en échange de mon aide, tu me donnerais ce que je désirais le plus au monde et la seule chose que je te demande c’est que tu fasses tout ce qui est en ton pouvoir pour sauver les lacs ! »
Sans réfléchir davantage, elle continua son chemin. L’eau ne tarda pas à lui geler les os ; elle avait l’impression que ses vêtements lui collaient à la peau et il lui fallut beaucoup de courage pour plonger sa tête dans l’eau.
-« Il n’y a pas de temps à perdre ! »
Ces mots résonnèrent dans sa tête comme un cri ; elle sentit que quelque-chose la tirait vers les profondeurs du lac et elle commença à ne plus pouvoir respirer. Dans un mouvement désespéré, Nina essaya de sortir de l’eau mais perdit rapidement connaissance.
La nymphe sortit du lac d’un pas hésitant, s’accorda un instant pour se retrouver dans ce corps qui n’était pas le sien. Pour la première fois, elle sentit le froid ; son corps mouillé se mit à trembler et devant cette réaction qu’elle n’avait jamais eue jusqu’à présent, elle prit peur mais elle ne voulut pas y accorder de l’importance. Elle ne devait pas laisser à Alan le temps de la découvrir. Nina courut à travers le bois avec une agilité qu’elle n’avait jamais connu dans son propre corps. A son passage, les arbres bougèrent d’une façon inquiétante, et rapidement, un ombre se mit à courir à ses côtés.
-« Jamais tu n’y arriveras à ce rythme ! »
Aqua ne tarda pas à reconnaître l’esprit de la terre qui la suivait dans sa course.-« Je ne veux pas que tu te mêles de ça, je dois le faire toute seule.
-« Juste une petite aide ! »
Aux alentours, les branches des arbres commencèrent à prendre vie ; ils tissèrent leurs branches entre elles et en même temps, une masse de boue les enveloppa, formant le corps d’un grand cheval. Une multitude de feuilles qui, peu de temps auparavant, étaient éparpillées sur le sol, volèrent vers l’animal, le couvrant en essayant d’imiter sa peau.
-« Monte. »
Entre les arbres, Aqua vit les yeux marron de l’esprit de la terre et leur sourit. D’un saut, elle monta sur le cheval et au moment où elle s’assit sur sa croupe, celui-ci prit vie et se mit à galoper.
La rapidité surnaturelle du cheval ne tarda pas à l’emmener où elle voulait. Aqua descendit du cheval ; le corps de Nina mit du temps à réagir et à se mettre en marche car le voyage l’avait fatigué.
Là, dans la forêt, au milieu des arbres, il y avait une grotte dont l’entrée avait été cachée par une lourde pierre. Elle y appuya ses mains, essayant de la bouger mais elle ne bougea pas d’un millimètre. Le cheval, qui était resté derrière elle, hennit et aussitôt, la pierre brilla un court instant et se déplaça, ouvrant un espace suffisant pour qu’Aqua puisse passer.- « Encore une fois, merci » murmura-t-elle.
Elle pénétra dans la grotte ; ses yeux mirent un moment à s’habituer à l’obscurité. Elle marcha, se laissant guidée par ses mains qui longeaient les parois humides. Seul le bruit des gouttes qui tombaient pouvaient être perçu à l’intérieur. Après avoir traversé ce passage étroit, elle arriva dans une zone plus vaste, couverte d’une lagune légèrement éclairée par un rayon de lumière qui s’infiltrait par une fissure. Elle respira profondément ; elle savait que dès qu’elle toucherait l’âme d’Alan, il le sentirait et viendrait la chercher. Elle chassa cette idée et commença à s’enfoncer dans les eaux du lac jusqu’à ce que l’eau lui arrive au cou ; un pas de plus et elle n’aurait plus pied. Il ne lui restait pas beaucoup de temps pour atteindre l’âme d’Alan et ce nouveau corps ne résisterait pas longtemps sans respirer. Elle ferma les yeux et s’immergea.
Joel, le père de Nina, se réveilla en sursaut en entendant des coups. Il se leva de son lit et se pencha à la fenêtre. Dehors, une forte tempête se préparait et dans le ciel sombre de la nuit, de grosses masses de nuages s’accumulaient et couvraient entièrement la l’éclat de la lune. Il décida d’aller voir comment allait Nina. Habituellement, elle n’aimait pas beaucoup les orages. Il ouvrit sa porte avec précaution et son cœur s’arrêta un instant en découvrant que sa fille n’était pas dans son lit.
-« Nina ! »,-cria-t-il., mais il n’obtint pas de réponse.
Il se pencha à nouveau à la fenêtre et se rendit compte que les coups qu’il avait entendus provenaient de la porte de la grille. Pourtant, il était sûr de l’avoir fermer. Poussé par son instinct qui lui disait que Nina était allée au lac, il sortit à toute vitesse dans la rue. Ses dernières craintes se précisèrent quand, en arrivait au bord du lac, il vit tous les habits de Nina éparpillés sur le sol. Les eaux du lac étaient déchaînées et la pluie lui fouettait durement le visage. Mais il n’y fit pas attention ; il détacha sa petite barque et commença à ramer sur le lac. Il criait en appelant sa fille mais la tempête emportait ses cris.
-« Tu pensais qu’en te cachant dans le corps d’une jeune fille tu parviendrais à m’échapper ! Aujourd’hui, ce sera ta fin. Aqua n’écoutait pas les paroles de cet être obscur qui se dressait en face d’elle. Elle essayait seulement de le faire réagir.
-« Alan, tu dois seulement te souvenir »
Aqua montrait à Alan une petite boule de feu d’un noir sombre en suspension à quelques centimètres de ses mains.
- Je l’ai gardée ici, pour toi, car nous l’avions décidé ainsi. Si tu la gardes, nous pourrons rester ensemble pour toujours, m’avais-tu dit. Alan, nous nous aimions. Mais toi, tu nous as oubliés et tu as changé. Si tu pouvais te souvenir, tout pourrait redevenir comme avant.
D’un air menaçant, il s’approcha d’elle. Dans les yeux de Nina se reflétaient le visage sombre d’Alan et sa chevelure qui, telle des flammes, ondulait d’une manière inquiétante.Il mit ensuite ses mains autour de son cou et Aqua commença à avoir la sensation que sa peau lui brûlait.
-« C’est ton âme, nous l’avions mise ensemble ici même. »
Pendant un instant, la pression de la main d’Alan se fit moins forte et la nymphe remarqua avec émotion comment la boule de feu changeait peu à peu de couleur, devenant de plus en claire.
-« Toi et moi, l’eau et le feu, nous nous sommes juré que nous nous aimerions et que nous arrêterions de nous affronter. ¿Tu t’en souviens ?
Alan chercha la nymphe dans les yeux de cette jeune-fille et il la trouva. Il descendit la main qui lui serrait le cou et les larmes commencèrent à couler sur le visage de l’esprit du feu ; lentement, ils se rapprochèrent jusqu’à ce que leurs lèvres s’effleurent avec douceur.
-« Nina. »
Dans sa petite barque, Joel pleurait et criait mais il ne s’avouait pas vaincu. La tempête forcit et le jour commença à se lever. Les premiers rayons du soleil illuminèrent quelque-chose sur l’eau. Avec rapidité, Joel rama jusqu’à s’en approcher.
- « Nina, ma Nina ! »
Il sortit de l’eau le corps inconscient de sa fille et le hissa dans sa barque.
-« Allez, respire, Nina ! »
Il essaya de faire tout ce qu’ on lui avait enseigné pour réanimer sa fille mais elle ne réagit pas. Vaincu, il se laissa tombé sur le corps de sa fille et sanglota comme si lui aussi se mourait à l’intérieur. Soudain, Nina commença à tousser intensément et en même temps, elle rejeta l’eau qu’elle avait avalée.
- « Papa, demanda-t-elle d’une voix rauque.
-« Nina, mon dieu, est-ce que ça va ?
Joel la serra dans ses bras avec force.
- « Mais, que t’est-il arrivé, ma chérie ? Qu’est-ce qui t’est passé par la tête pour aller au lac avec cette tempête ? »
-Les yeux interrogateurs de son père l’observaient et en même temps, ils semblaient heureux de la voir saine et sauve. Elle fronça les sourcils ; elle avait très mal à la tête mais ces questions n’avaient pas de réponses, ni pour le père ni pour elle.
« Je t’assure, Papa, j’en sais rien…..



Salvar el agua

Miriam Idrisi Cao (4o ESO/1ro de bachillerato)

Érase una vez una muchacha llamada Nina que vivía con su padre en la región de los grandes lagos. Su madre había fallecido hacía ya bastantes años, a causa de una grave enfermedad. Nina creció con su padre en una pequeña cabaña de pesca frente a un lago que a ella le gustaba particularmente. Nina adoraba el agua, pasaba horas en su barca. Le encantaba la calma que allí reinaba: escuchar el ruido de las olas y el salpicar del agua le confortaba. Nina tenía ya dieciséis años y se había convertido en una joven muy hermosa. Sus cabellos negros como el ébano caían graciosamente sobre su rostro infantil. En su padre, en cambio, se notaban cada vez más los años y sus facciones se iban marcando por el cansancio del duro trabajo. Se levantaba todos los días al alba para ir al lago y poder llevar algo a casa con lo que poder alimentarse. Sin el lago, no podrían sobrevivir.

Una mañana cuando su padre ya se había ido, Nina decidió tomar el camino del borde del lago para ir a ver a su amiga Loue. Caminaba por el sendero que conocía como la palma de su mano. El tiempo parecía detenido. El profundo silencio le pareció sospechoso, el bosque a su alrededor más denso y la luz más sombría. Escuchó un ruido, como un leve silbido. Nina se acercó al lugar de donde procedía aquella dulce melodía, todo parecía irreal. Movió una rama que le impedía ver y descubrió a una joven. Se aproximó unos pasos para ver mejor. No la conocía y jamás había visto algo semejante. Su extraña belleza la sorprendió. Su piel era pálida, de una extraordinaria belleza que recordaba el azul de los ojos de la joven. No parecía humana, cada facción de su rostro parecía directamente sacada de un sueño. No podía ser otra cosa que una ninfa.
Nina había oído hablar sobre las ninfas en las leyendas pero nunca había creído en ellas hasta hoy. Perdida en esos pensamientos, no se dio cuenta de que la joven había desaparecido. De pronto una mano se posó en su hombro, provocando que una ola de miedo la recorriera el cuerpo.
-“¿Me observabas? Si quieres saberlo, mi nombre es Aqua. Te esperaba…”- El terror y la fascinación se peleaban en el interior de Nina.
–“…Si, te estaba esperando, te necesito, necesito que me ayudes en tres cosas. A cambio de tu ayuda te daré lo que más desees. Pero respóndeme rápido, no tengo mucho tiempo.”Nina estaba perdida, todo iba demasiado rápido. ¿Qué la estaba pasando?

“-Pero, ¿Por qué yo? ¿No puedes hacerlo tú sola?”“-No, yo sola no puedo. Me quieren impedir realizar lo que quiero. Un hombre llamado Alan, me tenía prisionera y he logrado escapar, pero él me quiere encontrarme de nuevo lo antes posible.“-¿Por qué? ¿Qué quieres hacer?”“-Quiero impedir que destruya los lagos y ahora que estoy libre soy una amenaza para su propósito…”

2

¿Destruir los lagos? ¿Sus lagos? Aquella idea era difícil de asimilar. Los lagos eran para ella como la madre que tanto le había faltado. Con sus susurros, causados por el viento y la luna reflejada en ellos, se dormía por las noches, con sus aguas había compartido largas horas de juego. No, los lagos no podían desaparecer.
-“¿Qué quieres que haga?”-, preguntó con la voz temblorosa. Los dedos suaves de la ninfa se acercaron a Nina hasta enredarse en sus cabellos con dulzura. La piel pálida casi parecía brillar cerca del pelo ébano de ella.
-“Necesito tu cuerpo”-, respondió la ninfa en un leve susurro. Nina retrocedió unos pasos asustada. –“Si me lo entregas durante el tiempo necesario, no seré vulnerable a Alan y podré derrotarle”.-“Pero…pero, ¿quién es Alan?”-, preguntó Nina intentando encontrar un sentido a toda la información.-“Alan, es el espíritu del fuego al igual que yo lo soy del agua. Se ha vuelto ambicioso y quiere poseer bajo su mando todo lo que le rodea. Ha decidido destruir a todos los espíritus de la región y ya ha conseguido vencer al del viento por lo que el calor está aumentado. Si no le detengo me destruirá a mí también y los lagos que daban agua al espíritu de la tierra se secarán. Alan quedará vencedor dejando estas tierras desoladas y secas como un desierto”-. La melodiosa voz de la ninfa estaba bañada en una preocupación y una angustia casi palpable.-“No entiendo qué puede hacer mi cuerpo”-, preguntó Nina.-“Si yo entro en tu cuerpo Alan no me encontrará, no podrá destruirme y podré ir a buscar su alma para restaurar la parte dañada”-.
Todo era demasiado extraño y complicado Nina no entendía prácticamente nada de lo que la ninfa le estaba diciendo. Al ver su expresión, continuó.

–“Todos los espíritus tenemos el alma escondida en un lugar secreto. Cuando olvidamos dónde la habíamos guardado, empieza a estropearse y hace que el espíritu que la poseía se vuelva malvado, debido a que en algún lugar su alma se va ennegreciendo. Yo sé donde está el alma de Alan y por eso me tenía prisionera, porque sabe que mi intención es salvarle de esa maldad que él ahora no comprende. Si no la limpiamos llegará un momento en que ese proceso se hará irrefrenable y Alan llegará mucho más lejos que secar estos lagos”.
Nina respiró hondo antes de contestar.-“Te dejaré mi cuerpo. ¿Cómo lo hacemos?”-“Lo primero que tienes que hacer es acudir al lago dentro de dos noches cuando la luna esté llena. Cuando la luna se refleje por del todo en las aguas sumérgete en ellas hasta quedar cubierta completamente. Entonces yo podré entrar en tu cuerpo”
Con un suspiro la bella ninfa terminó la frase y se evaporó dejando una estela que se deshizo en el lago.

3

Nina se quedó sola con la noche. ¿Había soñado? ¿Lo qué acababa de ocurrirle era real? Miró a su alrededor, ni rastro de la ninfa, ni de su conversación... Comenzó a recuperar el sentido de la realidad. ¿Qué había hecho? Darle su cuerpo a una ninfa de la cual no conocía su existencia apenas un día antes. ¿Tenía alguna razón para confiar en ella? ¿Recuperaría su cuerpo?
Nina se dio cuenta de que había caído la noche, el tiempo había pasado increíblemente rápido. ¿Cuánto había estado con la ninfa? Su padre estaría preocupado, no había vuelto para comer y ella no solía demorarse mucho. Por las noches el bosque era peligroso y nadie se atrevía a adentrarse en él a esas horas.
Nina echó a correr hacia su casa. Casi no sentía las piernas pero sólo el deseo de salir de aquel lugar la guiaba. Estaba asustada. Numerosas preguntas se agolpaban en su cabeza: ¿Por qué ella? ¿Qué la hacía mejor que cualquier otra persona? Solo tenía 16 años y desde luego no se sentía capaz de salvar los lagos. Las lágrimas comenzaron a caer, acariciaban su piel dulce y lisa y caían sobre el frío y oscuro suelo del bosque. Comenzó a vislumbrar las luces de su pueblo, esas luces que en esos momentos le resultaron tan reconfortantes. Llegó a la puerta de su casa prácticamente sin aliento. Sus lágrimas cesaron. Por fin estaba en casa.
Su padre estaba sentado junto a la mesa, con un gesto de angustia en el rostro. Podía comprenderle…
-Papá, estoy aquí.

Él giró inmediatamente la cabeza en su dirección. Con un movimiento brusco se levantó y la estrechó entre sus brazos. Por fin se sintió tranquila.
Tras un breve silencio su padre comenzó a interrogarla.
-¿Dónde has estado? Llegué a casa y no te encontré. ¿Qué hacías fuera a estas horas? He estado muy preocupado por ti. No vuelvas a hacerme esto.

Nina no supo que responder, de todas formas ella no podía explicarle la verdad, jamás la creería. Ni ella misma sabía como afrontar esta situación. Buscó rápidamente algo para explicarse, odiaba tener que mentirle.
-Perdóname, papá, me quedé dormida esta tarde cerca del lago y cuando me quise dar cuenta ya se me había hecho muy tarde, no te preocupes estoy bien.

No tardó en subir a su habitación sin cenar siquiera. Estaba agotada y las palabras de la ninfa sonaban en su cabeza sin cesar. “Lo primero que debes hacer es acudir al lago dentro de dos noches cuando la luna esté llena…” No tenía elección, le había dado su palabra, no debía echarse atrás, los lagos debían salvarse.
La noche transcurrió agitada al igual que la siguiente. Nina había reflexionado durante estos dos días y había tomado una decisión: Iría al lago y le daría su cuerpo para proteger lo que tanto amaba.
Estos dos días la habían vuelto segura de sí misma. No sabía a dónde le llevaría todo esto pero estaba preparada para la larga aventura. Podía sentir como la angustia la invadía pero no debía dejarse llevar por el pánico. Esperó a la oscuridad para que su padre se fuera a dormir. Los minutos parecían horas, pero Nina no vaciló.
Finalmente la calma reinó en la casa, ni un ruido, sólo la fina brisa que movía las hojas de la calle rompía el silencio. Salió todo lo deprisa y silenciosa que pudo. Corrió hasta los lagos. El momento había llegado.
Sintió el agua chapotear bajo sus pies, la luna lucía totalmente llena y toda la superficie del lago estaba iluminada , la vista era espléndida. Nina no se arrepentía de su decisión, por nada del mundo quería perder aquello. Era la hora, dejó sus cosas sobre la orilla, se quitó el abrigo y comenzó a penetrar en el agua…

______________

4ª PARTE “SALVAR EL AGUA"


Nina dudó un momento y antes de continuar, le gritó a la noche las palabras que iban dirigidas a la ninfa.

-¡Me dijiste que por ayudarte me darías aquello que más deseara y lo único que te pido es que hagas todo lo que puedas por salvar los lagos!

Sin pensarlo más siguió su camino. El agua no tardó en helarle los huesos, sintió como la ropa se pegaba a su piel, necesitó mucha fuerza de voluntad para hundir la cabeza.
“¡No hay tiempo que perder!” Aquellas palabras resonaron en su mente como un grito, sintió que algo tiraba de ella hasta las profundidades del lago y comenzó a ahogarse. Nina se movió desesperada en un intento por salir del agua, pero pronto perdió el conocimiento.
Salió del lago con paso vacilante, la ninfa se concedió un instante para reconocerse dentro de aquel cuerpo que no era el suyo. Por primera vez sintió frió, su cuerpo tembló al estar mojado y se asustó ante esa reacción ajena a todo lo que había podido experimentar. No quiso darle importancia. No debía darle tiempo a Alan a descubrirla. Corrió por el bosque con una agilidad que el cuerpo de Nina jamás habría podido concederle a su verdadera dueña. Los árboles se movieron inquietos a su paso, pronto una sombra comenzó a correr a su lado.
-Nunca llegarás a ese ritmo.

Aqua no tardó en reconocer al espíritu de la tierra que se movía siguiéndola en su carrera.
-No quiero que te metas en esto, debo hacerlo sola.
-Sólo una pequeña ayuda.

Las ramas de los árboles cercanos comenzaron a cobrar vida entretejiéndose a la vez que una masa de barro subía por ellas dando lugar al cuerpo de un gran caballo. Multitud de hojas que momentos antes habían estado esparcidas por el suelo volaron hasta el animal cubriéndole tratando de simular su piel.
-Monta en él.

Aqua sonrió a los ojos marrones del espíritu de la tierra que pudo ver entre los árboles. De un salto montó y en el momento en el que ella se sentó sobre su lomo cobró vida y comenzó a galopar.
La rapidez sobrenatural del caballo no tardó en llevarla donde quería. Aqua bajó del caballo, el cuerpo de Nina tardó en responder y ponerse en marcha debido a que el viaje le había fatigado. Allí en medio del bosque, entre los árboles había una cueva cuya entrada había sido tapada por una pesada piedra. Apoyó las manos sobre ella tratando de moverla pero no cedió ni un milímetro. El caballo que permanecía a su espalda relinchó y la piedra brilló un leve instante y acto seguido se movió dejando espacio suficiente para que Aqua pudiese pasar.
-Gracias una vez más, murmuró. Entró en la cueva, sus ojos tardaron un tiempo en acostumbrarse a la falta de luz. Caminó guiándose por sus manos que iban tocando las húmedas paredes. Solo el ruido de gotas que caían podía percibirse allí dentro. Tras caminar por el angosto pasadizo llegó a una zona más amplia cubierta por una laguna levemente iluminada por un rayo de luz que se colaba por una grieta. Respiró hondo, sabía que en cuanto tocase el alma de Alan este se daría cuenta y vendría a buscarla. No quiso pensarlo más y comenzó a caminar por el agua hasta que esta ya le cubría hasta el cuello, un paso más y no haría pie. No tenía mucho tiempo para alcanzar el alma, este nuevo cuerpo no podría aguantar mucho tiempo sin respirar. Cerró los ojos y se sumergió.

Joel, el padre de Nina, se despertó sobresaltado al escuchar golpes. Se levantó de la cama y se asomó por la ventana, fuera se estaba preparando una gran tormenta, en el cielo oscuro de la noche se acumulaban grandes masas de nubes que cubrían del todo el brillo de la luna. Decidió ir a ver como se encontraba Nina, por lo general, las tormentas no le gustaban mucho. Abrió la puerta de su habitación con cuidado y su corazón se detuvo por un momento al comprobar que su hija no estaba en la cama.
-¡Nina!, gritó. No obtuvo respuesta. Se asomó una vez más a la ventana y comprobó que los golpes que había escuchado provenían de la puerta de la verja, que él estaba seguro que había dejado cerrada. Salió disparado a la calle siguiendo un impulso que le aseguraba que Nina había ido al lago. Lo último que deseó se cumplió en cuanto llegó a la orilla, todas las cosas de Nina esparcidas por el suelo. Las aguas del lago se movían furiosas y la lluvia le golpeaba la cara con intensidad, pero no le importó, desató su pequeña barca y comenzó a remar por el lago mientras los gritos llamando a su hija se los llevaba la tormenta.

-Pensabas que escondiéndote en el cuerpo de una muchacha lograrías escapar de mí. Hoy será tu fin. Aqua no escuchaba las palabras de aquel ser oscuro que se erguía frente a ella. Solo trataba de hacerle reaccionar.
-¡Alan, solo tienes que recordar!

Suspendida a varios centímetros de sus manos, Aqua le mostraba a Alan una pequeña bola de fuego de un color negro oscuro.

-Yo la guardé aquí, para ti, porque así lo decidimos. Si tú la guardas podremos estar juntos siempre, me dijiste. Alan, nos amábamos. Pero tú te olvidaste de nosotros y cambiaste, si recuerdas todo podrá volver a ser como era antes.
Amenazador se acercó a ella, en los ojos de Nina quedó reflejado el rostro sombrío de Alan marcado por una cabellera que semejaba llamaradas que se movían inquietas. Colocó las manos en torno a su cuello y Aqua comenzó a sentir como se le quemaba la piel.
- Es tu alma, juntos la pusimos aquí.

Por un instante la presión de la mano de Alan fue menor y la ninfa comprobó conmovida como la bola de fuego iba cambiando de color tornándose cada vez más clara.

- Tu y yo, agua y fuego juramos que nos amaríamos y terminaríamos con el destino que nos enfrenta. ¿Te acuerdas?

Alan buscó a la ninfa en los ojos de aquella muchacha y la encontró. Bajó la mano con la que le apretaba el cuello y las lágrimas comenzaron a bajar por el rostro del espíritu del fuego y lentamente Aqua y él se acercaron hasta que sus labios se rozaron con dulzura.

-¡Nina!

Joel lloraba y gritaba desde la pequeña barca, no pensaba rendirse. La tormenta arreció y la claridad de la mañana comenzó a asomar. Los primeros rayos de sol iluminaron algo en el agua. Joel remó con rapidez hasta acercarse.

- ¡Nina, mi niña!

Recogió del agua el cuerpo inconsciente de su hija y lo subió a la barca.

- ¡Vamos respira! ¡Nina!

Trató de hacer todo lo que alguna vez le habían enseñado para reanimar a su hija, pero ella no reaccionó. Derrotado se dejó caer sobre su cuerpo y sollozó sintiendo como él también se moría por dentro. De repente Nina comenzó a toser intensamente a la vez que expulsaba el agua que se había tragado.
-¿Papá?,preguntó con la voz ronca.
-¡Nina! ¡Dios mío, estás bien!

Joel la apretó con fuerza entre sus brazos.

- ¿Pero que te ha ocurrido mi vida? ¿Cómo se te ocurrió venir al lago con la tormenta que había?

Los ojos interrogantes de su padre la observaban al mismo tiempo felices por comprobar que se encontraba bien. Ella frunció el ceño, la cabeza le dolía intensamente, pero aquellas preguntas tenían tan pocas respuestas tanto para su padre como para ella.
-Realmente papá, no lo se…


Miriam Idrissi Cao (Primero de Bachillerato)